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Le parti de la dernière chance

vendredi 24 novembre 2006

Pour la création du Parti de la Dernière chance !

À quelques semaines de la désignation de notre candidat à la présidentielle 2007, les discours, manœuvres et autres opérations typiquement politiciennes semblent reprendre le dessus sur le bel élan autour du NON qui nous a soudé l’an dernier. Nous assistons à des luttes d’influence, générées par des logiques d’appareil, qui risquent fort de laisser des traces et ne seront pas sans conséquences pour l’avenir. On entend déjà tel ou tel déclarer : c’est lui, c’est elle... ou personne !

L’organisation de primaires est la seule voie pour sortir « par le haut » de l’impasse. Allons-y ! Car il me semble qu’on se trompe parfois de débat : si dans la constitution de la Cinquième République, le Président a un rôle moteur, central, il n’est pas tout, il est plutôt catalyseur qu’acteur... Nous avons à désigner un futur président, et non le leader du parti du changement !

La désignation par les militants a une limite, et de taille : bien qu’éminemment informés, réfléchis et conscients, les militants ne sont pas le peuple, ils ne sont plus son avant-garde, ni même ses représentants éclairés, ils n’expriment qu’un point de vue, souvent pointu, novateur, en avance sur l’air du temps, certes, comme devraient le faire les politiques. A lire et entendre toute cette agitation, j’en viens à penser que de nombreux militants des collectifs antilibéraux ont repris à leur compte les défauts dont nous gratifions la classe politique : n’écoutant pas, sûrs d’eux, parfois manipulateurs, voire arrogants... mais surtout, défaut suprême : loin du peuple.

L’histoire retiendra comme un évènement majeur la victoire du NON au référendum du 29 mai. Elle retiendra qu’une large coalition de militants, venus d’horizons très différents a su renverser l’histoire, telle que voulaient l’écrire pour nous les médias dominants, au service du capitalisme libéral de Bruxelles. Facile, me direz-vous, c’est notre peau qu’on a sauvé ! Sans doute, mais déjà, les « battus » redressent la tête et nous expliquent doctement qu’il faudra bien avancer, donc remettre en cause notre vote et celui des néerlandais... La commission vient de faire voter en douce une version à peine édulcorée de la directive Bolkestein au parlement européen... Ce n’est qu’un début. Nous n’avons donc pas d’autre choix que de gagner ! Ne nous trompons pas de combat !

Non, nous ne devons pas désigner le-la candidat-e qui fera le meilleur score face à la concurrente social-libérale, mais il s’agit de désigner le-la candidat-e qui doit devancer la candidate de Bruxelles au premier tour. Car enfin, nous savons tous, déjà, ce qu’il nous attend avec cette admiratrice de Tony Blair, qui prévoit déjà de relancer le TCE...

Parce que la victoire du 29 mai n’aurait aucun sens si elle ne se traduit pas par la résurrection de la gauche, la vraie...

Parce que nous ne serions pas réellement en mesure de négocier, en tant que minoritaires, face à de vieux professionnels de la politique (en cela Olivier a raison)

Nous devons être devant ... et pour ce faire, désigner le meilleur candidat, celui pour lequel le peuple se déplacera avec espoir et enthousiasme.

Pour moi, c’est clair depuis longtemps, il suffit de discuter avec les électeurs, sans a priori : Sortez dans la rue, allez boire un verre au café du coin, écoutez... demandez à vos collèges de travail, vos voisins, vos amis, la famille, explorez le Ouèbe... Un seul nom émerge vraiment du lot ! [Je ne l’ai pas dit, cherchez...]

La chance des collectifs, notre chance est d’avoir réuni une belle brochette d’individus sincères et déterminés, dont l’addition des compétences laisse présager qu’il nous est possible de gagner et de diriger le changement dans ce pays. Le programme : il est collectif ! Son application : elle sera collective ! Mais il en faut un devant.

Alors, aux primaires, qu’on en finisse ! Car une tâche autrement importante nous attend : La création du Parti de la Dernière Chance,

parce que dans cinq ans, la dégradation de notre planète, de notre santé, de nos conditions d’existence sera telle que la politique politicienne sera peut-être le dernier de nos soucis...

Sousmarinvert.
Source grainvert

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