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OGM non toujours non
Fauche, fauche tu n’est pas péouze, tu n’est pas plouc, tu n’est pas cul terreux ; tu nourris le monde, tu est paysan et c’est un honneur, alors fauche.
Fauche, fauche on retournera à Verdun, rappelle toi qu’à force de travailler la terre, les obus ressortent ; tu les porteras doucement au bout du champ et appelleras les démineurs, pour que les gosses ne jouent pas avec, il y a tellement eu d’accidents avec ces saloperies.
Fauche, fauche la plupart s’en foute comme de l’an 40 que tu vives ou que tu meurs ; pas nous.
Fauche, fauche on retournera à Verdun, pour l’hallali ou la lutte finale c’est toi qui choisi.
Fauche, fauche, Il est à toi ce champ ? Alors fauche le toi-même, la journée sera longue et belle, il en reste moins de 20 000 hectares.
Fauche, fauche, à partir de certains actes, cette terre appartient à tous. Fauche, on en fera de l’ensilage ou de l’engrais vert, rien ne se perd.
Fauche, fauche, ne rembourse pas les créanciers qui t’ont abusé.
Fauche, et reste fier comme Artaban.
Fauche, fauche, et souviens toi que les gros travaux se font à plusieurs.
Fauche, fauche, on t’aidera, on s’est engagé.
Fauche, si la faux ou la main n’est pas assez forte, vas chercher ton engin.
Fauche, fauche, même si la floraison est passée, il faut le réduire quand même, c’est dingue que ce mot floraison rime avec contamination, on en est là.
Fauche, fauche, avec les maquignons, les paysans se sont fait blouzer pendant des siècles, mais avec les semenciers, c’est plutôt à sec avec une poignée de sable.
Fauche, fauche, le langage est rustre mais il est clair comme de l’eau de roche.
On retournera à Verdun.
Jean-Yves Peillard
Création de l'article : 3 mars 2008
Dernière mise à jour : 3 mars 2008
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