| "2005, plus d’excuses !" a réveillé les Etats-membres |
Le 14 septembre, alors que s’ouvrait à New York le Sommet Mondial décrit par Kofi Annan comme « le plus important de l’histoire des Nations Unies », la coalition "2005 : plus d’excuses !" est allée, tôt le matin, sonner le réveil des Etats-membres par une tournée en son et lumière des ambassades à Paris, afin qu’ils tiennent leur engagement, pris il y a cinq ans, de réduire de moitié la faim et la grande pauvreté d’ici 2015.
De 4 h à 8 h du matin, "2005 : plus d’excuses !", la plus large coalition d’associations et de syndicats jamais constituée en France, a sillonné les rues de Paris : un cortège, bardé de bandeaux blancs (symboles de l’Action mondiale contre la pauvreté) et émettant le son du coq, a projeté un réveil géant sur le mur des ambassades du Royaume-Uni (qui préside l’Union européenne), du Japon et des Etats-Unis.
Armés de café et de croissants, ses représentants sont allés sonner aux portes des ambassades pour leur remettre une lettre exhortant leur gouvernement à assumer, enfin, leurs responsabilités lors du Sommet onusien en prenant des mesures concrètes pour réduire la pauvreté et les inégalités.
Le Sommet Mondial qui s’ouvrait pour trois jours à New York, devait en effet faire le bilan, cinq ans après leur adoption, des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), que se sont engagés à atteindre les 191 Etats des Nations Unies d’ici 2015. Selon Kofi Annan, ces objectifs chiffrés de réduction de la faim et de la pauvreté, « loin d’être utopiques, [...] sont réalisables ». Et pourtant, depuis l’an 2000, plus de 50 millions d’enfants sont morts faute d’accès aux soins et à l’alimentation de base. Au rythme actuel, selon le PNUD, 115 pays n’atteindront pas ces objectifs avant 2040.