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OGM plus ça va, plus ça va plus !!! |
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Le vécu trés perso de l’action gersoise
Plus çà va, plus çà va plus !!!
Frinch’minin, c’est ce que j’ai trouvé, en phonétique masquée, approchant le
plus l’accent québecquois, parceque moi j’aime bien l’accent québecquois.
Je ne vous ai jamais parlé en québecquois ? Pourquoi je vous dis çà ?
Parce que je ne sais pas comment commencer blaireaux ! (c’est pas beau hein, comment commencer, Hein non plus,c’est pas beau, mais il faut dire que
l’attitude de l’armée Françoise n’a pas été belle non plus).
Nous, gentils tout et tout, on vient juste pour faire le ménage à Solomiac.
Faire disparaître les quelques OGM négligemment perdus par Mon santo ,et le
vôtre si vous n’y faîtes pas gaffe. Frinch’minin, (Ha ! vous voyez qui y’a
un fil) moi j’vous l’dis père ben , si tout et toutes les techniciens de
surface étaient accueillis à coup de grenades dans la tronche, y’aurait
moins de ces immigrés. Figurez-vous, Marie Chantal de Seillière, que
certains de ceux-ci, sont si colorés que mon bronzage en est ridicule !
d’autres, quelle horreur, osent ressembler à des palestiniens génocidés par
Sharon !
Mais que fait notre gendarmerie nationale ?
Ben justement, leur gendarmeries nationale pour l’heure elle est, comme en
Palestine, très occupée !
Hé bé voui, y’a plein d’ennemis intérieurs qui voudraient qu’le bonheur
soit dans l’ pré. Y’a même des civils qui s’font passer pour des bébés, dans
des véhicules maquillés en poussette, avec défaut d’immatriculation à la
clé. Mais nous gendarmes on nous la fait pas ! Bang bang bang ! tous pareil à
la grenade et aux gaz irritants ; çà pleure çà crie, aaah je jouis dans ma
coquille !
Bon on arrive tout collés après une heure de bagnole. Heureusement les
locaux nous ont préparés un p’tit kilomètre de marche, histoire de refaire
fonctionner les membres qui servent beaucoup dans ce genre d’opération.
Yeeep ! l’ comité d’accueil est du genre conséquent. Y’a les mêmes couleurs
qu’a Cournon mais là, les mobiles qui bougent pas sont tous sous gamelle
avec écran pour débroussailler. Là ou on sent d’entrée que çà va être encore
plus chaud qu’à Cournon, c’est en passant devant un poste de secours avancé
installé par les pompiers, qui ont été "réquisitionnés" par l’empaffé,
pardon, le préfet. Ils ont du matos pour soigner les yeux, et de l’eau comme
il en pleuvait avant le réchauffement de la planète ! Conclusion les ordres
étaient dès le départ de nous massacrer.
Le champ est entièrement ceinturé par deux rangs de barrières et derrière
chaque rang les schtroumfs grognons.
Les premières barrières tombent facilement. On avance en pack et on vient
au contact du second barrage.
Là c’est pas la même. Tout de suite çà cogne. Coups de matraques dans
l’estomac, coups de matraques sur les doigts qui traînent sur les barrières,
coups de matraques sur tout ce qui se présente.
Les barrières sont quand même abattues. Alors là ils paniquent ! Y’à même un
branleur à tête de collégien pubère d’chez eux qui pleure... répètent sans
cesse : reculez ...reculez...reculez. Mais que nenni, on r’cule pas, enfin
d’une certaine manière moi si... parceque je progresse en leur tendant mon
cul, çà fait moins mal que dans la gueule. Mais quand je me retourne c’est
juste pour les voir lâcher...... un chien ! ça c’est une première. Il se rue
sur un pote tombé à terre et pendant qu’il se protège du clébard les bleus
le cognent !
On parvient à récupérer quelques camarades, mais d’autres, blessés sont
traînés au sol, embarqués dans des fourgons.
A ce moment la glorieuse armée Française, protectrice des multinationales
et non des citoyens, perd pied, elle est en passe de se faire déborder.
Alors ils balancent les grenades dans la foule, à tir tendu interdit par
leur propre règlement, droit dans la tronche. Pas possible de s’incruster. On reflue mais çà leur suffit pas. C’qui veulent les emmanchés, c’est
apocalypse now. ... l’hélico ... qui dégueule des chapelets de grenades sur
nos carcasses ! y’a des gens qui tombent touchés par les éclats. Je m’affale
comme une merde molle, les bronches et les yeux en feu, un camarade me
propose de l’eau.....non mec,merci, mais faut pas céder à la tentation,
c’est le cureton de la paroisse qui l’a dit. La peau qui brûle comme sortie
d’un bain d’acide.
Du moins selon l’idée que je m’en fait, pacequ’ j’reconnais que j’me suis
jamais ni prêté, ni vendu à l’expérience. Çà se calme. On va bloquer les
bahuts, mais ils ont déjà réussi à virer Josè et Solwene à la Gendarmerie du
bled.
Sur place il reste Francis Brousse blessé , à qui les fafs refusent un
toubib, et d’autres potes, dont on n’a pas pas les noms, vu qu’ le gros mal
rasé que sa barbe raye la visière et qu’on pourrait croire qu’il veut
ressembler à un salopard d’gauchiste après
272 h d’garde à vue, veut pas communiquer. Hé Hé, quand le porte parole
local des faucheurs nous dit çà, le troufion s’énerve " non monsieur, non
monsieur," qui dit l’empaté, "c’est pas qu’la gendarmerie veux pas
communiquer, c’est qu’elle veux rien dire" traduction comme on a peur de
dire des conneries, (j’m’étais même pas rendu compte qu’ils pouvaient dire
autre chose mais bon) on attend qu’un qu’a l’droit d’les dire vienne se faire
foutre de sa gueule.
Jean Émile sanchez demande à ce que le préfet ramène sa viande, mais l’autre
fait un caprice et y veut que ce soit Jean é.......
qui aille à la pref. pas question et finalement nos camarades sont relâchés
un par un.
Et là un geste magnifique qui nous a tous déridés...enfin pas les
schtroumfs ! Un des libérés dont j’ai pas le nom, mais çà va revenir, au
moment de franchir les barrières a brusquement obliqué et foncé sur les Ogm
sous nos acclamations.
Bon la division charlemagne qui s’est ruée derrière lui ne l’a pas ressorti
tout de suite, alors j’vous laisse imaginer c’qu’il a ramassé !
Pendant les libérations, alors qu’on n’avait même pas dit qu’on les
imaginait bien à quatre pattes derrière leur mère, leur petite sœur et même
leur grand frère, ils se sont remis à nous balancer une nouvelle salve de
grenades à hauteur d’homme... et de femmes aussi pace’qu’on les oblige à
respecter la parité. Alors là, j’avoue que j’leur ai fait savoir qu’à mon sens ils seraient très à leur place au milieu d’une assemblée de très beaux et
très jeunes Grecs en érection et dans un tel état de manque que même eux
feraient l’affaire !
Çà faisait un moment qu’on les étudiait. Y’avait des p’tits jeunes pas finis
de dresser, qui en étaient à leur première sortie champêtre. Sont dangereux
ceux là, parce qu’ils balisent très vite. Les vieux aguerris, qui sont
tellement dans leur trip qu’ils n’entendent même pas les ordres d’halte au
feu, le genre "tout c’que j’ai dans les fouilles j’le balance, après
j’arrête" sont dangereux aussi ceux là.
Et pis y’en avait un.... Tout grand tout maigue, tout coupant, le style que
tu tiens par les pieds, tu fais tourner très vite et tu nique d’un coup
tout un champ d’OGM . Cui là avec ses petits yeux très noirs très rapprochés
brillants d’intelligence comme ceux de Busch, des yeux dans lesquels tu
pouvais lire la méchanceté à l’état brut. Cui là au berceau son père a dû
dire
"tu sera faf mon fils, je connais bien ta mère tu sera aussi fils de pute".
Mâchoires serrées il arpentait le terrain derrière les barrières, tel un
chien gardien de camp de concentration, écrasant sa matraque sur tout ce
qui les effleurait.
Ben moi j’suis content quand même parce qu’il y a un afflux de nouveaux
militants qui vont prendre la relève. Comment je l’sais ?
Facile. Il n’y avait qu’à écouter le nombre de camarades qui étaient
convaincus qu’ils pouvaient par le seul pouvoir des mots, faire basculer les
trouflicards en notre faveur..
En rentrant avec jocelyn du C.R.O.A.C. on a évoqué nos souvenirs de
barricades au quartier latin en regrettant le temps ou on pouvait faire
morfler les bleus autant qu’ils nous faisaient morfler. Maintenant ils sont
blindés de partout, pieds, tibias épaules couilles.
Tiens leur coquille ! çà me rappelle l’adolescence, quand on se mettait du
coton dans le slip pour faire croire aux filles qu’on étaient monté comme
des ânes. Bon moi j’suis juste monté sur des ânes. Quand on se déloquait le
soir ,on aurait dit un père Noël avec un grand nez, enfin....... avec un nez
quoi !
J’suis content quand même parce que j’ai pu mettre des visages sur mes
camarades du site d’Altermonde, Jean et Madeleine Dornac, Aggie, Dimitri
Bilan positif, tout les camarades ont été libérés, en dernier José et
Solwène. Le champ n’a pas été fauché, mais il est condamné, les bleus le savent ils
l’ont dit à José.
Bilan négatif , il y a des camarades salement amochés.
Là où je ne suis pas d’accord avec toi José, c’est quand tu dis "ne nous
trompons pas d’adversaires, ce ne sont pas les gendarmes".
Désolé compagnon, mais ils ont prouvés aujourd’hui qu’ils étaient au service
de la mafia sur laquelle s’appuie l’OMC.
Certes ils obéissent aux ordres mais c’était la même ligne de défense
qu’avaient adoptés les salopards nazis et derrière laquelle se réfugient
toutes les ordures de la planète.
Bakou,
l’ex intermittent toujours faucheur
Josselyn of CROAC, m’a fait remarquer fort justement que dans l’épisode qui
s’est déroulé devant la gendarmerie de Clermont-Ferrand, j’avais écris "des
frites offertes par un camarade de Montpellier" rétablissons la vérité
historique,
c’est un camarade de là haut qui à eu ce geste de solidarité. (fais-toi
connaître et à Riom samedi je t’embrasserai)
Seconde remarque du même Josselyn of CROAC (sur qui pèse lourdement la
suspicion d’être un chieur) je n’ai même pas parlé de cette accordéoniste
géniale grâce à laquelle le temps ne nous a pas paru long "fais toi
reconnaître à Riom, je t’embrasserai avec plus de facilité que le barbu des
frites)
Bakou
Création de l'article : 10 septembre 2004
Dernière mise à jour : 6 septembre 2004
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