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La Puye, j’en puye plus !!! |
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Du cru du vécu du reçu du bien senti et bien pleuré
Article 35 de la
Déclaration des Droits de l’Homme :
« Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est pour le peuple et pour chaque portion du peuple le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs. »
Salut compagnes et compagnons,
3 heures 30, faut se glisser hors du pieu, laisser un corps alangui et
endormi, affronter la montagne insouciante en cette froide matinée
d’automne qui ..... Fouchtra, comme y disent à côté d’là haut, quand la
poésie me prend !
En clair je me gèle les couilles sur la route de Mende, où ne traîne même
pas une belle, vu qu’on n’est pas sur celle de Nantes et que de toute façon
à une heure pareille faudrait qu’elle soit complètement bourrée la belle, et
que quand on est bourré on peux pas m’sieur, non on peux pas, et moi en
moins, j’ai déjà du mal à redresser la tête... alors ! Y’en a encore qui vont
dire "ça m’aurait étonné que Bakou ne fasse pas référence à des activités
physiques condamnées par le Pape et nonobstant pratiquées sur des enfants
par ses radis
noirs".
Z’avez qu’à essayer vous, d’écrire un truc qui vous fout l’envie de
faire un stage chez les corses, sans que la colère rende incertains
vos doigts sur les touches du clavier, comme lors de vos premiers ébats
amoureux sur le sexe de votre camarade de jeux . Alors je vous merde, là !
Et ailleurs aussi. Du reste y a des jours ou on ne voudrait à aucun prix
être
ailleurs. C’est long hein ? Ben c’est paceque la route elle l’était aussi et
qu’cétait juste pour arriver au rencard avec Nadia et Bubuque. Et paf on
s’en prend ensemble pour 5h30 de "retour vers l’enfer" Et le fer c’est pas
cher ! comme disait Bourvil quand j’étais petit.
Ca non il est pas cher le fer au vu du stock de grenades offensives qu’y
nous ont généreusement offert avant même qu’on puissent distinguer la race à
laquelle ils appartenaient les toutous au maréchal Raffatain.
Y avait aussi du plastoc qui tombait du ciel. et qui
puait en fumant à l’arrivée sur nos tronches. Mais ça c’était pour faire
plaisir aux
medef qu’a beaucoup de potes dans la plasturgie et les fournisseurs pour
chambres à gaz. Paceque eux les
trouflicards "y sont pas nos ennemis" qu’y disait au début José, au
début....
Bref quand on est arrivés y avait pas trop de monde. Inquiétude vite
dissipée. Les marées nous ont ammené du bon breton fleurant bon l’iode
et à qui, depuis Astérix on joue pas du biniou !
Du normand, avec de grandes moustaches, des cornes sur le casque du
baladeur
jurant par Odin, l’ancêtre de çui qu’a inventé le poêle à bois, se frappant
fort sur le ventre, ivre de cidre tiède
Du savoyard hurlant que les montagnards sont là !
Du bon gars de Moselle, venu avec du vin de Moselle, pour s’en jeter un avec
des frites chez Eugène (mais il était fermé, alors Madeleine ne viendra pas.
D’ailleurs l’ami Dornac me l’avait dit)
Du bassin parisien reconnaissable à ses plaques d’immatriculation .....et
j’peux pas citer tout l’monde paceque j’ai les larmes qui montent, le nez
qui coule comme le titanic, la lèvre qui tremble.
Ghislaine fond sur moi, me plaque au sol, "tu vas le mettre ce brassard
rouge, dis tu vas le mettre ! " Quoi j’arrange la vérité, quoi j’arrange la
vérité ? Bon d’accord, juste un peu les conditions d’attribution . Mais je
me retrouve quand même avec ce chiffon rouge, comme d’hab en compagnie des
lascars qui servent périodiquement de tampons.
Les prises de paroles comme d’hab aussi. Le maire anti OGM du bled est
sympa. Doivent pas être trop tarés les gus du coin pour l’avoir élu. C’est
pas comme chez moi. Toute la nuit il a entendu passer des convois de
trouflicards.
D’un seul coup on comprend pourquoi la LCR a rameuté ferme pour une fois !
Et oui il est venu not’ facteur, l’ami Besancenot il parle bien comme on
aime, c’est pour ça qu’il veulent pas le mettre à l’accueil à la poste.
Ont y va !
Hé bé à peine tourné le chemin, patapaf y a les petites choses bleues
tout là bas ,qui font partir des machins bruyants , polluants qui volent
très mal pisqu’elles nous retombent sur la gueule. Ca fait rien on avance.
Ca tombe toujours dru, on avance on avance on approche. Comme indiqué au
briefing sécurité, ils ont déployés des rouleaux de fil de fer, derrière y a
des barrières, derrière y a les trouflicards.
Je rappelle pour les distraits, la définition du trouflicard,déjà donnée
précédemment . Le trouflicard est issue de la copulation de l’armée, d’où
TROU FION que l’on peu traduire par TROU du CUL et de la Police, d’où
FLICARD généralement compréhensible par tous. Après ablation du cerveau, ces
curieux êtres qui ne sont plus capables que d’obéir aveuglément à celui qui
crie le plus fort, sont dressés à la couleur. Ainsi vous les verrez sur
ordre monter dans des camions Kakis, pour les dominés, bleus pour les
dominants. Jamais le trouflicard ne grimpera dans un car blanc.
Le car blanc est le repère qui permet au CRS, une autre race agressive
peu renommée pour son intelligence et pas très affectueuse, de retrouver son
maître. Bien que souvent présents sur les mêmes aires de jeu , on ne les
mélange pas, ils seraient susceptible de se battre après s’être senti le cul.
Nous sommes quelques uns à être munis de pinces coupantes, pour faire
tomber le barrage. Mais c’est un déluge de feu qui s’abat sur nous. Un
véritable rideau de gaz, au milieu duquel sont jetées dans les guiboles, des
grenades que les anciens d’Algérie reconnaissent pour être offensives ! Elles
foutent le feu au champ et nous criblent d’éclats et de cailloux, dans des
explosions à vous faire éclater les tympans. On est toujours au contact. On
ne réitère pas la connerie faite à Auch, on continue à se déployer tout le
long des barrières mais contre le vent. Des blessés tombent, un photographe
de Reuter a les pattes criblées d’éclats. Au bout du champ vers la rivière
un groupe de ces barbares fait une sortie pour alpaguer deux des nôtres. Ils
seront relâchés après prise d’identité. Ces connards en sont encore là, alors
que nous nous livrons nous-même depuis le début de la campagne. Pauvres
tâches qui se déplacent en frappant sur leur bouclier pour nous
impressionner. Pauvres déchet d’humanité. Si nous sommes venus si nombreux, dans les 600, c’est pour vous montrer aussi que nous cédons pas à la
terreur, qu’on vous emmerde en long et en large.
Le tir est trop nourri, nous ne sommes pas suffisamment protégés des gaz et
l’air est irrespirable. Ce serait une connerie d’essayer de couper les fils
de fer, nous ne sommes pas en mesure de gagner en un corps à corps et ce
n’est pas le but... pour l’instant !
Nous avons résisté bien davantage, bien plus longtemps qu’à Auch et de plus,
une partie du fauchage avait été fait dans la nuit précédente juste avant le
déploiement des hommes de mains du Vil lepin .
J’avais oublié mon sac en partant cette nuit, dommage dedans j’avais mis
des croquettes pour chiens. Ils sont dressés comme des clebs tueurs , ils
faut les nourrir comme des clebs. La prochaine fois j’aurai une gamelle
que je déposerai à leurs pattes.
Désormais toutes les formes de combat non violent sont admises !!!!
Clandestines ou non, après fauchage les opérations seront toujours
revendiquées par le collectif.
De plus nous allons nous en prendre à toute la chaîne de responsabilité De
la plantation à la commercialisation. L’action se radicalise et nous
frapperons tous azimuths. Nous ne les lâcherons pas et procéderons à
l’éradication des fumiers et de leurs produits !!!!
Tenez vous au courant régulièrement sur tout les sites partenaires de la
résistance.
Allez sur GREENPEACE vous aurez la liste des poisons sans cesse mise à
jour, et vous pouvez participer à l’identification des produits non encore
signalés.
Et toi Gaymard, complice des salopards criminels contre l’humanité ? Ne dit-on pas qui se ressemble s’assemble ?
Bakou
Bakou
Création de l'article : 29 septembre 2004
Dernière mise à jour : 27 septembre 2004
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