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Hier encore j’avais 17 ans |
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Hier encore j’avais 17 ans et je ne faisais qu’espérer que la vie ne s’arrêtât pas après la mort. A quoi bon la vie me disais-je si la mort arrivée tout est fini. Et puis alors une force à l’intérieur de moi m’a poussé à croire. Si rien n’existe me disais-je, croire en une vie après la vie ne peut être que positif, cette croyance ne peut apporter que du bonheur. Alors j’ai cru. Parfois bien, parfois mal, parfois j’ai été excessif, parfois serein. Toute ma vie a changée et même si le doute subsistait, j’étais plus heureux. Et puis j’ai vécu certaines choses et je n’ai plus jamais douté. Et puis il y a les réveils qui ne ressemblent plus aux réveils que je vivais. Aujourd’hui j’ai 21 ans, et ma vie sera destinée à mon chemin, à la vie, aux autres, à l’évolution. Cela ne veut pas dire que les choses soient plus heureuses, cela veut simplement dire que les choses ont un but qui existe sans jamais s’écrouler sans qu’on puisse jamais le trouver inutile. Car si les êtres ne cessent d’exister, le fait qu’il faille qu’ils ne souffrent plus existera toujours. Celui qui est insensible à la souffrance d’autrui ne le sera pas à la sienne. Alors qu’il le sache : sa souffrance ne cessera d’exister s’il occulte l’Autre.
Celui qui souffre pour une cause qu’il a choisie accepte sa souffrance. Je souffre mais je suis heureux. Je ne fais pas encore grand-chose mais le peu que je fais me fait me sentir exister vraiment. Je ne suis rien mais je sais que par le peu que je fais, le peu que tout le monde fait, un jour, demain sera beau.
Nathanaël
Création de l'article : 4 mai 2004
Dernière mise à jour : 2 mai 2004
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