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Bilan et perspectives du collectif des "faucheurs volontaires"

Le collectif des "faucheurs volontaires" s’est réuni à Millau le 13 septembre, pour faire le bilan des actions menées, et pour dégagger des perspectives d’élargissement du mouvement.

I - Bilan des actions menées cet été :

- Verdun-sur-Garonne, le 25 juillet : 8 convocations au tribunal de Toulouse pour le 16 septembre, mais demande de report déposée par les avocats ; 308 "faucheurs" ont demandé à comparaître pour avoir participé à l’action (demandes enregistrées aux gendarmeries de Toulouse et de Millau, le 27 août) ;

- Cournon, le 14 août : 3 convocations au tribunal de Riom pour le 30 septembre, mais demande de report déposée par les avocats ; 108 "faucheurs" ont demandé à comparaître pour avoir participé à l’action (demandes enregistrées à la gendarmerie de Riom, le 11 septembre) ;

- Pithiviers, le 14 août : 70 "faucheurs" ont été auditionnés à la gendarmerie, 2 sont convoqués au tribunal d’Orléans pour le 19 janvier ;

- Auch, le 5 septembre : le collectif est en train de centraliser les dossiers médicaux afin de porter une plainte pour coups et blessures, après le déchaînement de violence policière ; une manifestation est prévue le mercredi 15 septembre devant la préfecture du Gers, à Auch, pour réclamer la démission du préfet.

II - Point de la situation

L’impact des actions menées semble être positif dans l’opinion publique (action non-violente, à visage découvert, répression disproportionnée) et commence à pénétrer le monde politique (initiative de référendum départemental sur la question des OGM, prise par le président socialiste du Conseil général du Gers).

III - Perspectives

- Volonté d’élargir le mouvement au niveau politique, syndical et associatif, par la réactivation de l’ancien "comité de soutien aux inculpés de Millau" (procès de l’affaire Mac Do en 1999-2000), constitué des organisations suivantes : Confédération Paysanne, G10, ATTAC, Ligue des Droits de l’Homme, les Verts, PSU, CEDETIM, CMF ; l’idée est d’élargir le mouvement à partir des réseaux de toutes ces structures ;

- Volonté d’élargir le mouvement au niveau de l’opinion publique, par un projet de pétition nationale intitulée "Pour une agriculture et une alimentation sans OGM" ; il n’y serait question ni de fauchage, ni de répression, afin de réunir le plus de monde possible sur un dénominateur commun ; l’idée est de forcer la main des pouvoirs publics pour l’organisation d’un référendum national (et donc d’un débat public) sur les OGM. 

Gilles Gesson, 14 septembre 2004