| Compte rendu du procès du 23 janvier 2006 à Clermont-Ferrand |
Histoire de vrais-faux prévenus
Sur trois accusés, deux n’étaient pas les bons.
Ce lundi 23 janvier s’est tenu à Clermont-Ferrand les procès de 3 personnes poursuivies pour de violentes agressions commises sur les faucheurs de Nonette et leurs véhicules (voir deux nouveaux fauchages dans le Puy de Dôme et Soutien aux faucheurs agressés à Nonette).
Dès le début de l’audience, les deux victimes d’agression ne reconnaissent pas leurs agresseurs parmi les trois prévenus ; si l’un des trois est reconnu comme étant le propriétaire de chien ayant participé aux dégradations commises sur les voitures (pneus crevés et carrosseries cabossées) , les deux autres n’ont pas été formellement reconnues.
Une enquête de gendarmerie bâclée ?
Bien qu’au cours de l’enquête les agresseurs aient été parfaitement identifiés sur photos, les poursuites n’ont pas mis en cause les bonnes personnes.
On peut légitimement s’interroger sur les raisons qui ont fait que des gendarmes, après avoir dit aux plaignants "oui , celui-là, on le connaît", ont transmis au juge d’instruction d’autres identités... on n’ose penser au copinage, mais peut-être la pression exercée par le ministre Perben pour que les faucheurs soient poursuivis fermement et sans délai, faisant de ceux-ci dans l’esprit des gendarmes de dangereux malfaiteurs, combinée au pesant lobby de Limagrain, tout-puissant dans la région, n’y est pas étrangère.
On était loin de la notions de comparant volontaire, loin de l’attitude des faucheurs assumant et revendiquant leurs actes : on était plus proche de l’omerta ; les agriculteurs de Limagrain sont solidaires pour taper sur la faucheurs,mais pas devant la justice.
Les plaidoiries
Leurs avocats ont prétendu démontrer la légitime défense ; citations :
!!! Mais où étaient donc les gendarmes ?
Notre avocat, excédé par tant de mensonges, s’est attaché à démontrer la puissance du lobby Limagrain dans la région et a demandé la réouverture de l’enquête.
Au final on a eu le sentiment d’avoir été floués par une mascarade : dès le départ, les dés semblaient pipés ; le verdict, attendu pour le 6 mars, nous détrompera-t-il ?.
Céline, Christine, Joël, Philippe, Pierre, faucheurs de l’Aveyron