De la mort à la vie,
Il n’y a qu’un pas,
Il n’y a, que le pas,
La marche,
L’être, en marche.
Depuis hier, depuis peu
Ma tristesse je la chéris,
Car celui qui vit la mort
S’il la subit aussi,
Ne s’égare,
Pas.
Le triste sort déjà lancé,
On ne revient jamais sur le passé.
Serais-ce moi ou l’autre
Celui là, fameux coupable ?
Si la question sert la justice,
Elle ne sert jamais la vie.
Aujourd’hui ?
Maintenant que fais-je ?
Le sachant lancé,
Ce triste sort du passé.
Je fais,
Et redémarre la vie,
Moi,
J’en choisis la direction.
Que je t’accuse,
Ton geste déjà posé.
Et après...
Celui qui as le temps,
Celui sans action en suspend
Ici qu’il voudrait poser :
Celui là oui.
Qu’il s’intéresse au coupable,
Qu’il tente de lui rendre palpable :
Les causes,
Les effets.
La vie se vit au présent,
Que j’accuse le passé,
Celui de l’autre et même le mien
Jamais ne changera
Rien.
Nathanaël Souillier