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Il est ce médiocre, cet homme ordinaire
Cette fumée, ce plumet, ce mauvais caractère
Il n’a peur de rien, pas même de lui-même
Il a l’allure d’un César à la villa romaine
Il croit diablement en lui et à son Elysée
Il a des visions sur tout et déborde d’idées
Il regarde en tragédie le défilé de l’histoire
Et la vie politique en comédie dérisoire
Il a tant d’orgueil qu’il est sourd aux siens
Et qu’il est aveugle sur ses propres erreurs
Il contemple ses rivaux comme des nains
Et ses adversaires comme des imposteurs
C’est juste un poète de corps de garde
Un Bonaparte sans selle qui se targue
De dialogue, de main tendu, de rassembleur
Un hussard myope, adepte du bras d’honneur
Il n’a jamais été élu et ne le sera jamais
Il est à Matignon une erreur, un pamphlet
Et si, il a pour la France une grande idée
C’est une France nouvelle sans français
Pourtant il fut nourri au sein de la république
Lui qui veut téter plus vite que la musique
Cet homme tyrannique, impulsif, ravageur
Qui ne s’imagine qu’en illustre novateur
Il a tant d’orgueil qu’il en oublie son pays
Divise la nation, la jeunesse et les coeurs
Il n’aime ni les autres ni la démocratie
Ce n’est qu’un simulacre, un imposteur
C’est juste un poète de corps de garde
Un Bonaparte sans selle qui se targue
De dialogue, de main tendu, de rassembleur
Un hussard myope, adepte du bras d’honneur
Denis Carnevali
Denis Chansons
Création de l'article : 29 mars 2006
Dernière mise à jour : 24 mars 2006
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