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On solde ! République au rabais !

Bafouée par le pouvoir, Balayée par les médias, trahie par les élus, la République n’en finit pas de mourir ! et si on essayait de la sauver ?

Tout a commencé par la représentation de plus en plus contestable de Marianne, d’abord un portrait anonyme devant symboliser la république, puis il y a eu glissement médiatique du personnage, commençant par Brigitte Bardot... d’autres ont suivi, et la dernière Mariane est de loin la plus discutable : Evelyne Thomas ! la spécialiste féminine du voyeurisme et du sensationalisme ! Bientôt Loana ? (saviez vous que nous avons échappé a Cecilia Sarkozy ?! ) !

Devant le gâchis démocratique subi par le pays, les électeurs se sont petit à petit écarté du chemin citoyen des urnes. Certains continuent d’y aller pourtant, parfois en votant blanc, mais comme ce vote n’est pas pris en compte dans les pourcentages de résultat, ce geste de résistance a malheureusement peu de sens.

Les raisons de la faillite électorale sont nombreuses :

Il y a d’abord l’autisme gouvernemental, qui prend des décisions s’appuyant du conseil de consultants, tous bien sûr énarques de haut vol, mais souvent coupés de la réalité.

Bien sûr lorsque le peuple descend dans la rue, lorsque les camions bloquent le trafic, ou lorsque des tentes multicolores fleurissent au bord d’un canal parisien, l’État se décide à agir, mais toujours porté par l’urgence, et l’obligation de « faire quelque chose » !

Puis il y a la tromperie, le mensonge, les promesses électorales rarement tenues, qui finissent par décourager le citoyen, qui refuse d’être pris pour ce qu’il n’est pas : un naïf, ou pire un con !

Et pour finir, il y a ces lois décidées, et votées, mais jamais appliquées, ou tellement plombées d’amendements qu’elles ne sont plus efficaces.

Alors que faire ?

Certains préconisent une nouvelle république ! d’autres ont une réponse démocratique : et si on se donnait les moyens de faire vivre la démocratie !?

C’est pourtant assez facile, et pas si utopique que çà !

D’abord décider que le vote est obligatoire. Cela se pratique déjà dans certains pays européens.

Puis comptabiliser les votes blancs. Si ceux-ci sont majoritaires sur tous les autres résultats, cela implique une évidence : tous les candidats qui se sont présentés sont refusés, et la République réclame d’autres candidats.

Pour éviter le carriérisme politique, mettre la barre salariale des élus beaucoup plus bas, se rapprochant par exemple du SMIG. Bien sûr les frais de fonctionnement, de déplacement à la charge de l’État, mais c’est tout.

Cela éviterait d’encombrer les rangs de l’assemblée nationale d’élus plus intéressés par les avantages que par les devoirs, et qui continuent de cummuler les mandats !

Comment accepter aujourd’hui un hémicycle clairsemé, où certains digèrent paisiblement les copieux repas, et les bonnes bouteilles proposées par les cuisines des parlementaires !

Appartements de fonctions, avantages en nombre, voyages privés au frais de la princesse, ministres payés à vie, même si leur mandat n’a duré que quelques jours.

Et à quand des juges pour désavouer un élu qui a promis monts et merveilles, et n’a rien fait durant son mandat pour les réaliser ?

Quand une promesse est faite, datée, pourquoi ne pas demander la saisie de la justice, laquelle constatant le non respect des engagements, destitue l’élu, et demande son remplacement ?

Pour faire revivre la République et appliquer une démocratie efficace et sincère, un grand coup de balai s’impose !

olivier cabanel, 14 janvier 2007