La lettre ci-jointe résume beaucoup des risques et des problèmes associés aux organismes génétiquement modifiés.
Elle sera officiellement ouverte pendant la vidéo-conférence internationale de la Journée Collective Internationale d’Opposition aux OGM (JIGMOD), le samedi 8 avril 2006 (voir Journée Internationale d’Opposition Collective aux OGM), et utilisée notamment lors des manifestations associées (le 9 avril à Chicago, le 20 avril à Bruxelles). Cette lettre, écrite entre autres par une équipe de scientifiques, est destinée en premier lieu aux parlementaires. C’est pourquoi elle met l’accent sur les risques sanitaires - un sujet particulièrement sensible pour les juristes. Cette lettre pourra également être soumise à l’attention des actionnaires de multinationales Biotechnologiques.
Nous comptons sur votre aide pour la diffuser de façon à recueillir des signatures de soutien de la part de scientifiques, mais aussi d’organisations de paysans, de consommateurs, et de partis politiques. Votre signature en temps que membre d’une organisation est la bienvenue, même sans en être un(e) des représentant(e)s.
Si vous souhaitez faire partie des signataires, vous pouvez simplement nous adresser - à alter.campagne_LLt_laposte.net - un courrier précisant vos nom, profession, pays, et si vous signez en tant que scientifique, en tant que membre ou bien représentant d’une organisation. La liste finale des signataires sera éditée sur le site http://altercampagne.free.fr.
Merci de participer à la protection de la population et de l’environnement.OGM -
MEMORANDUM
La génération actuelle de plantes Génétiquement Modifiées (PGM) fait inutilement courir des risques
sanitaires à la population et à l’environnement. Les connaissances actuelles ne sont pas suffisantes pour
modifier sans danger et de manière prévisible le génome de la plante. De plus, les risques ainsi que de
sérieux effets secondaires dépassent largement les avantages annoncés. Nous vous prions instamment
de cesser d’alimenter notre population avec les produits de cette science immature et d’interdire la mise
en circulation de ces plantes dans l’environnement où elles peuvent ne jamais être retrouvées.
Cette technologie a été prématurément exploitée sur le plan commercial, bien avant que ses
fondements scientifiques soient établis. Sa mise sur le marché s’est accompagnée de recherche
manipulée, de corruption, [1] de bâillonnement de scientifiques, [2] de dissimulation [3] et de l’infiltration de
représentants d’industries dans les organes de régulation. [4] Avec des preuves de plus en plus manifestes
de sérieux problèmes sanitaires et environnementaux, nous devons agir rapidement pour en finir avec
ce jeu de dupes et ce dangereux abus de confiance du public.
Les évaluations sanitaires actuelles sont insuffisantes pour saisir la plupart des effets nocifs associés.
Lorsqu’un gène étranger est inséré artificiellement dans un organisme vivant tel qu’une plante
transgénique, les gènes préexistant naturellement dans cet organisme peuvent se trouver
involontairement supprimés, ou inhibés, ou bien activés de manière permanente, ou bien encore faire
l’objet d’une mutation ou d’une fragmentation. Des centaines de gènes naturels peuvent changer leur
mode de production des protéines (molécules de base constituant les cellules vivantes), et même la
protéine produite par le gène étranger peut différer de celle qui était attendue.
- Les hypothèses-clés à vérifier pour satisfaire les revendications sanitaires ont été balayées, et
plusieurs indices suggèrent que la nourriture d’origine transgénique est dangereuse. Des animaux
alimentés de cette manière ont connu des problèmes de croissance, de développement de certains
organes, de réponse immunitaire exagérée, des problèmes également dans la formation des cellules
du sang [5] et du foie [6], ainsi que des organes lésés (saignements d’estomac, [7] multiplication excessive de
cellules, [8] inflammation du tissu pulmonaire [9]), des problèmes de stérilité [10] et une augmentation du
taux de mortalité, [11] y compris pour la descendance. [12]
- Les risques sont accrus par le fait que les gènes insérés dans la nourriture non seulement survivent à
la digestion, mais se transmettent aux organes et systèmes circulatoires du corps. On trouve de ces
transgènes dans le sang, le foie, la rate et les reins. [13] L’ADN peut même voyager, via le placenta,
vers le foetus. [14] La seule étude clinique réalisée chez l’homme a montré que des transgènes de soja s’étaient propagé dans la flore intestinale. [15]
- L’affirmation selon laquelle personne n’a été lésé par de la nourriture transgénique est trompeuse,
puisque aucune étude d’impact sanitaire n’est menée. Nous savons avec certitude que le taux
d’allergie au soja est monté en flèche de 50% au Royaume Uni après l’importation de fèves de soja
OGM, [16] que l’apport de nourriture OGM a causé le décès d’une centaine d’américains et en a fait
tomber malade entre 5000 et 10 000. [17]
- Certaines PGM produisent leur propre insecticide, appelé Bt. L’obtention de leur agrément a reposé
sur l’hypothèse que la toxine Bt n’est pas biologiquement active chez les mammifères. Or, la toxine
Bt a provoqué de fortes réactions immunitaires, ainsi qu’une prise de poids excessive chez la souris.
Les Philippins vivant à proximité de champs de maïs Bt ont développé de mystérieux symptômes
pendant la période de pollinisation - 3 saisons de suite - et des tests sanguins ont montré une réponse
immunitaire au Bt. [18] Un rapport indien de novembre 2005 affirme que le coton Bt créé également des
réponses allergiques. [19] Que dire de l’éventualité d’un transfert de gène Bt vers les bactéries de
l’intestin, comme pour les gènes de soja ? Ce phénomène pourrait transformer notre flore interne en
une usine vivante de pesticide.
Quoi qu’en disent les organes de Relation Publique, les PGM augmentent l’utilisation d’herbicides, [20]
diminuent le rendement moyen des cultures, et compromettent la sécurité alimentaire. Elles sont
nuisibles à l’agriculture durable et biologique, enferment l’agriculteur dans un cycle d’endettement et
de dépendance. Elles mettent la biodiversité en danger, [21] portent atteinte aux insectes bénéfiques, [22]
perturbent les bactéries du sol, [23] contaminent les variétés non-transgéniques, [24] et peuvent persister des
générations dans l’environnement. [25]
Aucune compagnie d’assurance n’accepte de couvrir les risques inhérents aux OGM. [26]
Les consommateurs n’en veulent pas. [27]
Nous vous demandons d’agir aujourd’hui pour protéger notre santé, notre
environnement, et les générations futures.
Notes [1] Monsanto fined $1.5m for bribery (7 January, 2005) BBC News (http://news.bbc.co.uk/1/hi/business...)
[2] Delborne, J.A. (August 27, 2004) Transforming Scientific Dissent into Dissidence : Analysis of “The Pulse of Scientific Freedom in the Age of the Biotech Industry”, Annual Conference of the Society for the Social Studies of Science, Ecole des Mines, Paris. (http://www.csi.ensmp.fr/WebCSI/4S/d...)
[3] “OGM : les autorités françaises veulent la confidentialité sur les études sanitaires” (2005) (http://www.novethic.fr/novethic/sit...)
[4] Parmi de nombreux autres cas, (may 2004) ’Independent and objective consultants servicing the agricultural, agricultural supply trade, rural and food industries’ (http://www.gmwatch.org/profile1.asp... )
[5] Des experts français ont été troublés par les effets sanitaires d’un maïs Monsanto (March 24 2004), (http://www.gmwatch.org/archive2.asp...), Translation of Le Monde article (June 2005) “L’expertise confidentielle sur un inquiétant maïs transgénique,” Confidential report on a worrying GM corn. Also see Spilling the Beans, (http://www.seedsofdeception.com/Pub...) by Herve Kempf, 22.04.04, (http://www.lemonde.fr/web/article/0... )
[6] Malatesta M, Caporaloni C, Gavaudan S, et al (2002) "Ultrastructural Morphometrical and Immunocytochemical Analyses of Hepatocyte Nuclei from Mice Fed on Genetically Modified Soybean". Cell Structure and Function Vol. 27, No. 4 pp.173-18. (http://www.gmwatch.org/archive2.asp...)
[7] Pusztai, A. et al. (2003) Genetically Modified Foods : Potential Human Health Effects. In : Food Safety : Contaminants and Toxins (ed. JPF D’Mello) pp.347-372. CAB International, Wallingford Oxon, UK
[8] Ewen, SWB & Pusztai, A. (1999) Effects of diets containing genetically modified potatoes expressing Galanthus nivalis lectin on rat small intestine. Lancet 354, 1727-1728.
[9] Prescott V.E., Campbell P.M., Moore A., Mattes J., Rothenberg M. E., Foster P.S., Higgins T.J.V., and Hogan S.P. (November 16, 2005) Transgenic Expression of Bean-Amylase Inhibitor in Peas Results in Altered Structure and Immunogenicity, Journal of Agricultural and Food Chemistry, Volume 53, Issue 23, , pp. 9023 - 9030 (http://www.csiro.au/csiro/content/s...)
[10]
Maïs Bt lié à des problèmes d’élevage porcin (May 20, 2002), in http://www.gmfreecymru.org.uk/crops...
Stérilité indirectement provoquée par des PGM « round-up ready » : Richard S., Moslemi S., Sipahutar H., Benachour N., and Seralini G.-E. (2005) Differential Effects of Glyphosate and Roundup on Human Placental Cells and Aromatase Environmental Health Perspectives Volume 113, Number 6, June 2005. (http://ehp.niehs.nih.gov/members/20... )
[11] Report for the Chardon LL Hearing, Non-Suitability of Genetically Engineered Feed for Animals, Dr. Eva Novotny, Scientists for Global Responsibility (May 2002). (http://www.sgr.org.uk/GenEng/animal... )
[12] L’étude a été présentée à plusieurs conférences depuis le 10 octobre 2005, mais n’a pas été publiée ni soumise à une procédure de révision par des pairs. Ses résultats doivent être considérés comme préliminaires et non confirmés, mais des organisations, notamment médicales, demandent sa réplication immédiate, étant donné le caractère inquiétant de ce qui a été trouvé. (http://www.seedsofdeception.com/Pub...)
[13] Pusztai, A. and Bardocz, S. (2005) GMO in animal nutrition : potential benefits and risks. In "Biology of Nutrition in Growing Animals", R. Mosenthin, J. Zentek and T. Zebrowska (Eds.), Elsevier Limited, pp. 513-540.
[14] Doerfler W ; Schubbert R (1994) “Uptake of foreign DNA from the environment : the gastrointestinal tract and the placenta as portals of entry”, Journal of molecular genetics and genetics Vol 242 : 495-504.
[15] Netherwood, et al (2 February 2004) Assessing the survival of transgenic plant DNA in the human gastrointestinal tract, Nature Biotechnology, Vol 22 Number.
[16] Townsend M. (March 12, 1999) “Why Soya is a hidden destroyer,” Daily Express.
[17] Smith J. (2003), Seeds of Deception, Chapter 4 Deadly Epidemic, Yes ! Books 2003. See also http://www.seedsofdeception.com, L-tryptophan section
[18] Preuves préliminaires présentées par l’Institut norvégien d’Ecologie Génétique, à l’attention des délégués des Nations Unies pour le Protocole de
Biosécurité. See http://www.seedsofdeception.com/uti... as well as several newspaper reports.
[19] “Bt cotton causing allergic reaction ; cattle dead” (November 23, 2005) (http://news.webindia123.com/news/sh... )
[20] Benbrook CM (November 2003) Impacts of Genetically Engineered Crops on Pesticide Use in the United States : The First Eight Years, BioTech
InfoNet, Technical Paper No 6.
[21] Independent Scientific Steering Committee (21 March 2005) Managing GM crops with herbicides : Effects on farmland wildlife
(http://www.defra.gov.uk/environment... )
[22] Koechlin, F (March 1999) "Bt Crops and Their Impacts on Insects and Food Webs" ( http://www.biotech-info.net/insects... )
[23] Damage to soil bacteria, notably through horizontal transfer : Heinemann J.A, Traavik T. (2004) Problems in monitoring horizontal gene transfer
in field trials of transgenic plants. Nat. Biotechnol. 22, pp 1105-1109.
[24] Daniels R., Boffey C., Mogg R., Bond J. & Clarke R. (March 2004) The Potential for dispersal of herbicide tolerance genes from geneticallymodified,
herbicide-tolerant oilseed rape crops to wild relatives, Final report to DEFRA, contract ref : EPG 1/5/151.
(http://www.defra.gov.uk/environment... )
[25] Jager, M.J. & Tappeser, B. (April 10, 1995). Risk Assessment a nd Scientific Knowledge. Current data relating to the survival of GMOs and the
persistence of their nucleic acids : Is a new debate on safeguards in genetic engineering required ? - considerations from an ecological point of
view. TWN-Workshop on Biosafety, New York. http://psrast.org/wanho.htm
[26] "Survey reveals : insurance companies say no to GMO" (October 9, 2003) ( http://www.greenparty.org.uk/news/836 )
[27] Warwick H., Meziani, G. (September 2002) Seeds of Doubt, UK Soil Association, based on an estimate by Charles Benbrook, former executive director of the US National Academy of Sciences’ Board on Agriculture.
Auteurs divers
Création de l'article : 2 février 2006
Dernière mise à jour : 22 mars 2006
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