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SORTIR DE LA SOUMISSION la désobéissance, chemin de liberté

SORTIR DE LA SOUMISSION la désobéissance, chemin de liberté

Université d’Eté de l’Arche - 13-14-15 juillet 2012

Pourquoi, dans la société actuelle, l’individu tend-il à perdre, à oublier, le sens de sa responsabilité pour entrer dans un état de soumission ? La situation de crises mondiales multiples provoquées par des erreurs aux racines lointaines est inquiétante. A des degrés divers, nous y participons tous et sommes complices de l’état de notre planète.

Toute erreur commence dans la pensée. Sommes- nous conscients que nous vivons dans l’idéologie d’un progrès indéfini et sans respect pour les personnes et l’environnement ? Les crises actuelles montrent combien elles sont liées aux violences des différents pouvoirs : financiers, économiques, technologiques, militaires, religieux...

Prendre conscience que, même dans un état démocratique, nous vivons trop souvent, avec notre consentement ou à notre insu, dans une situation de soumission, nous paraît important pour trouver une issue non-violente constructive à cet état de fait.

C’est donc à nous tous qui constituons la société civile qu’il revient de montrer qu’une issue nouvelle est possible pour éviter que se multiplient les atteintes à l’environnement, les injustices et les souffrances que la société libérale va continuer d’engendrer dans son expansion ou dans sa chute. Le culte de la performance dans lequel nous vivons pousse à la radicalité et peut conduire à la violence, y compris pour changer le monde. L’expérience de Milgram ou la tuerie de Norvège montrent que par raison et logique l’Homme peut devenir irresponsable et dangereux.

La question se pose : où commence la soumission dont la pointe extrême est le crime d’obéissance ? Où, quand, comment est-il nécessaire d’entrer dans une insoumission éthique et une désobéissance organisée et constructive ? Est-il irresponsable dans certaines situations de désobéir à la loi ? N’est-il pas plus grave de ne rien dire, de ne rien faire quand le bien commun et la paix sociale sont en danger ?

"Pour faire le mal, il n’est pas nécessaire d’être méchant, il suffit de ne rien faire" Hannah Arendt

Le programme de l’université d’été :

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MaTthieu, 10 juillet 2012