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Barbara Ehrenreich journaliste, et l'une des essayistes politiques les plus respectées aux Etats-Unis raconte dans son livre : « L'Amérique pauvre » ce qu' elle a vécu durant plus d'une année (entre 1998 et 2000) avec le salaire horaire alloué à la main-d'œuvre non qualifiée des Etats-Unis, celle des working poors, ces hommes et ces femmes qui n'arrivent pas à vivre avec ce qu'ils gagnent en travaillant à plein temps, parfois même sept jours sur sept, et dont le seul rêve serait d'avoir un jour de congé de temps en temps et de l'argent pour faire les courses le lendemain.
Le taux de croissance des Etats Unis est souvent cité par les médias , comme signe de bonne santé économique et comme exemple pour les milieux patronaux Européens qui voudraient implanter chez nous le même systeme
Par contre, les données sur le relief de la justice sociale au sein de la société américaine sont bien moins signalées dans ces mêmes médias.
Qui sait que « 29% des familles qui travaillent aux Etats-Unis, ayant de un à trois enfants de moins de 12 ans, ne disposent pas d'un revenu suffisant pour faire face aux besoins de base, même durant une période de prospérité économique. »
Ceci d'après une étude faite en juillet 2001, par l'Economic Policy Institute (EPI) de Washington intitulée « Hardships in America : the Real story of working families » (« Les privations en Amérique : la vraie histoire des familles qui travaillent »).
Cette étude est reconnue comme la plus complète faite jusqu'à maintenant, à l'échelle du pays entier et de ses diverses « communautés », sur une question décisive : le montant du budget familial nécessaire pour faire face aux besoins de base (nourriture, logement, assurance maladie, transport, téléphone, électricité, eau, soin des enfants)./
voir les liens
Le livre de la semaine Barbara Ehrenreich : « L'Amérique pauvre »
http://www.edicom.ch/magazine/femin...
Comment ne pas survivre en travaillant
http://www.grasset.fr/chapitres/ch_....
Barbara Ehrenreich : La petite soeur des working poors http://www.nouvelobs.com/dossiers/p...
Avec des mots simples, elle nous explique comment sans être chômeur on peut être pauvre, très pauvre, à la limite de la déchéance et du désespoir. Parce que les gouvernements successifs - Clinton en tête - ont taillé à la hache dans l'Etat-providence. Parce que le marché qui a en permanence besoin de chair fraîche peut aussi fort bien se passer de ceux qui ne tiennent pas la cadence ou s'avèrent moins dociles. Sa photo d'une société qui développe insidieusement une culture de la précarité et de l'inégalité extrême fait éclater les stéréotypes du modèle américain. « Quelque chose ne va pas, ne va pas du tout », déclare-t-elle crûment. Pourquoi ne parle-t-on jamais de cette face cachée du modèle américain ?
Michel1955
Création de l'article : 19 février 2004
Dernière mise à jour : 21 février 2004
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