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un monde meilleur

Ce qu'il faut changer pour que ce monde soit ce qu'il n'aurait jamais dû cesser d'être !

Au fond, nous souhaitons tous la même chose. Un monde meilleur, solidaire, où Travail rime avec Plaisir, Relations avec Amour, et Intelligence avec Liberté ! Le hic, c'est que pour y parvenir nous avons tous des idées différentes, et même à ce point divergentes, que depuis des lustres nous nous entretuons sur ce sujet. Pourquoi tant de haine ! Comment en sortir ?

La première étape de notre rédemption, passe selon moi, par la simple acceptation des faits. On arrête tout et on observe ! On cesse de se mentir. Cela passe par une observation froide et méthodique de ce qui est ! Pas ce qui devrait être ou ce qui était, ou ce qui doit être. Non, juste ce qui est ! Quand on observe ce qui est, sans interprétation, vous remarquerez que nous sommes tous d'accord, à quelques variantes près, sur la description de la chose observée. C'est d'ailleurs la base de l'attitude scientifique. Allons, mes bons amis, observons un peu notre merveilleux monde et dites moi si ce que nous y voyons est la caractéristique d'une civilisation évoluée ou primitive.

-  Est-elle évoluée ou primitive, cette civilisation industrielle dont nous avons plein la bouche, mais qui n'est que le produit de l'imagination créative d'un groupe d'humains ne dépassant pas la dizaine d'individus ?

-  Est-elle évoluée ou primitive, cette civilisation qui laisse un tiers de sa population survivre au jour le jour, et même mourir de faim, pendant que le deuxième tiers « travaille » en esclave, dans le seul et unique but de préserver les acquis du troisième tiers ?

-  Evoluée ou primitive cette civilisation qui réserve un sort aussi horrible à sa jeunesse, l'obligeant à se conformer à ses peurs, la tarant à ses propres limites, sans autre espérance que la servilité ou la révolte suicidaire.

-  Et que dire de la prépondérance écrasante de l'industrie des armements, suivie en second lieu par l'industrie de la drogue, ce qui est vraiment symptomatique de notre degré d'évolution en tant que civilisation.

-  Evolués ou primitifs nos systèmes économiques et financiers, tous bâtis sur ce précepte : la raison du plus fort est toujours la meilleure, d'où découle aussi la lamentable condition faite aux femmes

-  Et que dire encore de ces incroyables droits "fondamentaux", protégés par les constitutions du monde entier, et qui s'appellent secret d'état, secret médical, secret de l'instruction, secret bancaire, secret de l'imposition fiscale, secret militaire et tant d'autres ! Pourquoi tous ces secrets ? Quels en sont les buts réels ? Que croyez vous qu'il se passerait si les employés des entreprises connaissaient vraiment l'ampleur des gains de leurs patrons ? si l'on savait ce que chacun gagne ?

En fait, dès que l'on se met à observer, la tête nous tourne, tant sont nombreux les domaines où l'esprit humain fait preuve de la plus totale incohérence ! Alors POURQUOI ? Pourquoi, face à l'évidence, nous voilons-nous la face, et prenons exactement les décisions inverses aux enseignements de nos observations ? Dans un monde qui se prétend civilisé, on est en droit d'attendre que ces observations se traduisent par des faits visant à corriger les défauts. Et bien sur Terre, que nenni ! Sur Terre on observe et on enterre. Vous croyez que j'exagère ? Alors rapidement, pour que se taisent les derniers récalcitrants, voici quelques exemples ?

-  Tchernobyl enterré sous son sarcophage de béton (le bêton ça porte bien son nom) Cela défie l'entendement, puisque nous acceptons ainsi de vivre sous la menace d'une gigantesque bombe atomique prête à exploser. (seulement 2% de matière fissile s'était échappé lors de l'explosion du réacteur)

-  Enterrés aussi, tous ces petits soldats, mais surtout ces quantités de civils, pris dans d'innombrables conflits territoriaux, destinés à donner le pouvoir à machin ou truc. On appelle généralement ces conflits : défendre la patrie. Il semble que les humains confondent volontiers les termes démocratie et patrie, alors qu'une observation attentive démontre qu'ils s'excluent.

-  Nous tuent et nous enterrent à petit feu, les pollutions diverses et multiples, à savoir tous ces produits chimiques, que nous déversons aveuglément dans l'air, l'eau, et la terre, empoisonnant notre nourriture, et affaiblissant ainsi dramatiquement notre barrière immunitaire.

-  Et n'est-ce pas au nom de cette même démocratie que les « puissants » de ce monde enterrent plus ou moins sournoisement la liberté de penser, d'écrire, de s'exprimer, pour le seul bénéfice d'un nombre ridicule de privilégiés qui possèdent déjà tout ?

-  A l'inverse, n'agite-t-on pas souvent les drapeaux de la révolution pour enterrer joyeusement les espoirs de tout un peuple ? Et que dire de ces leaders religieux, qui au nom de Dieu enterrent l'Intelligence et la Création sous une chape d'ignorance ?

STOP ! STOP ! STOP ! N'en jetez plus ! Nous sommes déjà assez déprimés !

Mes amis, je vous le dis, si nous voulons changer cette folie, il n'y a qu'une solution. Il faut remonter à notre Source. A la Source nous trouverons les croyances erronées, celles par lesquelles notre destin s'est transformé, faisant de nous des monstres sanguinaires ou des victimes consentantes. Et quelles sont donc ces fameuses croyances erronées ?

1- Nous vivons dans une jungle sans pitié.

2- la raison du plus fort est toujours la meilleure.

Oh ! il y en a bien d'autres ! Mais changer ces deux là dans l'esprit de chacun, suffirait à faire le bonheur sur notre planète. Car ce que nous croyons, c'est ce que nous vivons ! Je répète : ce que nous croyons, c'est ce que nous vivons ! Je propose donc de changer ces croyances par celles-ci :

1- Nous vivons tous au Paradis.

2- Nous sommes tous unis comme les doigts d'une même main.

Il ne s'agit pas juste de se gargariser de mots, mais bien de reconnaitre une évidence : nous sommes tous interdépendant ! Ou si vous préferrez : ce que je fais aux autres (ou omets de faire), c'est à moi-même que je le fais (ou omets de le faire) Et cette interdépendance inclue bien entendu la Terre et la Nature. Croyons cela au fond de nous-même, et VIVONS ces croyances ! Au début, faisons comme si ! Qu'importe le ridicule ! Qu'avons-nous à perdre ! En revanche nous avons tous tout à y gagner. Observons par la même occasion que jusqu'à présent nous partagions tous ces mêmes croyances erronées. Il en découle logiquement que notre monde est ce qu'il est.

Il n'y a aucun doute que notre société vit, à cet instant même, une profonde et radicale transformation. De plus en plus d'êtres s'éveillent. Et le jour est proche où ce que les scientifiques nomment la « masse critique » fera basculer l'immense troupeau des indécis, des apeurés, des hypnotisés, dans l'indispensable mutation vers une société non plus occupée à sa survivance, mais enfin, après tant et tant de millénaires, occupée à satisfaire les besoins de son merveilleux esprit. .

sol, 9 août 2003