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Déjà 8 jours

C'était samedi 9 août, de 8h à 18h... La chaleur aurait dû réduire (a peut-être réduit) au minimum le nombre des participants. Est-ce qu'avec 10 degrés de moins il y aurait eu 400.000 personnes ? personnellement, mon souhait était de rester 2 jours complets, mais beaucoup d'amis se sont désistés... Nous n'étions plus que deux pour la journée seule du samedi (tout en la prévoyant jusqu'à la fin : la fête autour de Manu Chao aurait été un beau dessert !)

En fait, nous avons supporté trop mal le soleil de l'après-midi. Nous avons mal négocié notre arrivée au 2ème forum choisi et les places n'étaient plus qu'en bordure ensoleillée... Alors tant pis, nous avons juste fait un tour aussi complet que possible des stands et chapiteaux, nous avons abandonné l'idée d'avoir de l'eau avec une heure de queue et nous avons décidé de rentrer. Rendues ! Mais contentes pour la partie vécue.

Le forum du matin était tout à fait enthousiasmant. Et pour cause ! N'y avait-il pas sur l'estrade, entre autres : Mermet, Bové, Roux, Celati, Amara... Et dans le public, comme une étoile filante, un certain Oreste, si brillant qu'il faut que je transcrive une de ses pensées : "Il faudrait prendre le temps d'essayer de détecter en nous s'il existe ce qui peut faire le lit de ce qui nous arrive..."

Images rémanentes sur la toile de fond de ma mémoire : Dans la lumière vive, à perte de vue, la foule claire, avec des taches de couleur comme pour ne pas perdre le sens des individus... et les couleurs vives celles-là des micro-tentes de campeurs aux abords du site... et les chapiteaux rayés, les toiles des stands, les ensembles de chapeaux blancs et pointus qui étaient aussi des chapiteaux... quelques parasols promeneurs, et des parapluies recyclés en ombrelles...

Et le mouvement, lent, mesuré, de tout ce monde déferlant, tous ces gens avec l'apparente conviction calme qu'il fallait être là malgré ce soleil trop chaud, malgré ce terrain sans ombre.

C'est ce qu'il me plaît de conserver comme expérience heureuse, cette appartenance au groupe immense, protéiforme, changeant, mobile, provisoire, fugitif, mais sachant certainement renaître plus loin, plus tard, demain... Cette grande vague, consciente, cherchant à l'être toujours plus, est comme le pendant positif d'un monde où les influents du moment attendent, des influencés, qu'ils se comportent comme des lemmings...

Marimam.

marimam, 17 août 2003