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Sophie ZAFARI, Fédération Syndicale Unitaire
Ils sont venus à deux représentants pour la FSU, principal syndicat français de l'Education Nationale. L'un est présent au sein de la Conférence Interministérielle, elle, suit les mobilisations qui se déroulent à l'extérieur. Pour Sophie Zafari, Cancùn est une étape importante notamment en terme de visibilité pour sa fédération syndicale. En effet, il n'y a pas à proprement parler de calendrier prévu découlant de la signature de l'AGCS. De plus, être présent, c'est aussi affirmer des intéêts communs avec les paysans. Non pas simplement en terme de solidarité, mais dans une vision de globalisation des luttes, en opposition à la globalisation du modèle libéral : il s'agit d' "être au côté des différents secteurs sociaux pour agir ensemble". Sophie Zafari explique que si, en effet, il n'y a pas de chapitre "Education" dans l'AGCS, celui-ci, en proposant la libre concurrence des services, menace de fait, le service d'Education. D'ailleurs, le dispositif se met en place tout doucement en France. Celà concerne notamment le Supérieur, l'enseignement professionnel et les nouvelles technologies ; l'enseignement primaire, par exemple, n'étant pas rentable assez rapidement. L'enseignement public prend donc, petit à petit, le modèle d'un fonctionnement privé, avec tout ce que cela implique : compétitivité, rentabilité... Tout ceci n'est pas uniquement le fait de l'AGCS, c'est aussi le discours de l'Union Européenne. A Cancùn, Sophie Zafari trouve l'atmosphère particulière, suite à la manifestation du 10 septembre et à la mort du paysan coréen : "Cet acte tragique nous interpelle, culturellement, pour nous, il est difficile de le comprendre", bien que les paysans veulent lui donner un sens politique. Suite à ce drame, qu'elle qualifie de "désepérance", elle a passé une bonne partie de la soirée avec les Coréens à l'hôpital et exprime toute sa solidarité avec leur délégation. Entretien réalisé le 11 septembre 2003.
Catherine, 12 septembre 2003
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