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Discours de Georges MIRANNE
Voici le discours prononcé au rassemblement par Georges Miranne, représentant du collectif et membre d'un Comité Palestine. Chers organisateurs, invités, Le mouvement social autonome « construire un monde solidaire » a vu le jour cette année 2003, au moment même où nous recevions sur le Larzac le « Congrès Européen des Kurdes en Diaspora ». A l'issue de ce congrès, nous avons échangé beaucoup d'idées permettant de faire le point sur nos valeurs historiques respectives. Dès le départ de la « rencontre entre les kurdes et les paysans du Larzac » , les propos ont été émouvants de part et d'autre et nous ont donnés l'envie de nous revoir. Aujourd'hui, ce « cri d'alarme » et toutes les « autres composantes » qui luttent contre la mondialisation, vient renforcer la capacité de mobilisation de « Construire un monde solidaire ». Les 8-9-10 août c'est plus de 300 000 personnes, alter mondialistes pour la plupart, qui ont vu la « vitrine kurde » dans son ensemble. Ils ne manqueront pas de faire un rapprochement avec d'autres minorités du Moyen-Orient en voie de « totale colonisation ». Pour en revenir à « Construire un monde solidaire » ; il y a trente ans, les terres agricoles du Larzac ont été convoitées à l'extrême par les « Forces armées de la Nation ». Les petits paysans organisés, dans un combat long et coûteux, ont réussi à sauver leur « gagne-pain ». Cette victoire a fait prendre conscience à beaucoup de minorités, qu'on ne devait pas accepter la perversité et la domination d'une gestion coloniale de la planète. Il y a dix ans, par exemple, la création de « VIA CAMPESINA », véritable réseau paysan international, est venue illustrer ce propos. Le mouvement social autonome, « Construire un monde solidaire », est né de cet état d'esprit, et propose maintenant d'ouvrir un immense chantier de réflexions sur l'avenir de la planète. Le président des Etats-Unis a les leviers de commande, nous, nous avons notre « cri d'alarme » alter mondialisation et la volonté de gagner. Nous faisons le maximum pour nous faire entendre des dirigeants nationaux et des députés, par des manifestations fréquentes et soutenues. Nous savons que les kurdes, depuis le traité de Sèvres en 1920, en passant par le génocide de 1988, aspirent à une démocratie totale sur leurs territoires. Nous apprécions la tolérance sur le plan religieux et le désir de réconciliation avec les peuples voisins, malgré les multiples trahisons et la menace d'une « démocratie à l'américaine », l' « arme au poing ». « Construire un monde solidaire » étant avant tout une force de proposition, nous attendons avec intérêt vos exposés, afin d'avoir des idées précises sur la situation des kurdes en Europe et surtout au Moyen-Orient ; ainsi nous pourrons réfléchir et prendre les attitudes qui conviennent pour qu'un « autre monde soit possible ». VIVE LE KURDISTAN LIBRE
Auteurs divers, 25 septembre 2003
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