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Le Collectif des « faucheurs volontaires » communique |
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Le tribunal correctionnel de Toulouse a apporté, pour la première fois dans l’histoire de la justice française, une reconnaissance juridique à la désobéissance civile collective.
Par sa décision de reporter le procès des neuf « faucheurs volontaires » inculpés pour leur participation au fauchage d’une parcelle de maïs transgénique, le 25 juillet à Menville (Haute-Garonne), une décision argumentée par le fait « qu’un procès équitable justifie que tous les co-auteurs soient jugés en même temps », le tribunal correctionnel de Toulouse, par la voix de sa présidente, Madame Colette Pesso, a apporté, pour la première fois dans l’histoire de la justice française, une reconnaissance juridique à la désobéissance civile collective.
Ceux que l’on présente trop souvent comme des hors-la-loi ont donné, par l’intermé-diaire de leurs avocats (Maîtres Marie-Christine Etelin, Christian Etelin, Antoine Conte et François Roux), une véritable leçon de justice au Parquet. Admettant que « le délit avait été commis en réunion, avec quatre cents co-auteurs ou complices », ce dernier s’était pourtant senti autorisé à ne poursuivre que neuf personnes. C’était sans compter avec la cohérence qui anime l’ensemble des « faucheurs volontaires ». S’étant dès le début déclarés prêts à assumer les conséquences de leurs actes afin de démontrer l’usage inversé de la loi, plusieurs centaines d’entre eux s’étaient spontanément rendus, le 27 août, aux gendarmeries de Toulouse et de Millau pour exiger d’être entendus dans le cadre de cette affaire. Deux cent vingt-quatre d’entre eux, pouvant être présents à Toulouse ce 8 novembre, ont persévéré en demandant à comparaître en « comparution immédiate » en même temps que les neuf prévenus. Cette demande a été reçue par le tribunal correctionnel de Toulouse qui, placé devant l’impossibilité matérielle de juger ce jour deux cent trente-trois personnes, a décidé de reporter le procès.
Le Parquet s’est empressé de faire appel. Mais quelle que soit la décision que rendra la Cour d’Appel de Toulouse le 24 janvier, celle du tribunal correctionnel restera dans les annales et fera jurisprudence.
La désobéissance civile, nécessaire au plein exercice de la démocratie, se voit pour la première fois reconnue. Le Collectif des « faucheurs volontaires » considère qu’il s’agit d’une victoire juridique historique pour l’ensemble du mouvement social. Par leur cohérence, leur obstination et leur détermination, les « faucheurs volontaires » apportent un nouvel outil très important pour l’ensemble des luttes à mener. Une brèche légale est maintenant ouverte, où l’ensemble du mouvement social peut s’engouffrer pour la préservation du bien commun.
Le Collectif se réjouit par ailleurs de cette démonstration salvatrice de l’indépendance de la justice, et par-là même du camouflet infligé à M. Perben. Le Garde des Sceaux, qui s’était senti autorisé à exiger la plus ferme sévérité pour les "faucheurs", doit enfin com-prendre que nous sommes encore en République, où existe la séparation des pouvoirs. C’est à la justice de décider, pas à lui.
Cette décision renforce la détermination des « faucheurs volontaires » (notamment des 80 blessés par les forces de l’ordre dépêchées par l’Etat dans le Gers et dans la Vienne pour protéger les intérêts privés des firmes semencières) pour continuer et accentuer leur résistance à la dictature des OGM. Dès aujourd’hui, on est autorisé à penser que la décision du tribunal correctionnel de Toulouse influencera grandement le déroulement des procès à venir (Riom le 14 décembre, Orléans le 19 janvier) et imposera enfin au gouvernement l’organisation d’un débat démocratique sur la question des OGM, un débat qu’il a jusqu’à présent refusé avec une obstination suspecte, au dépend de la démocratie et de la santé publique.
Gilles Gesson
Création de l'article : 10 novembre 2004
Dernière mise à jour : 10 novembre 2004
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Cet article a suscité 6 messages sur son forum
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> Le Collectif des « faucheurs volontaires » communique
28 novembre 2004, par
co voiturage au depart de Ganges pour le 14 à Riom. Quelques faucheurs vont rester en plan si on ne trouve d’autres voitures. Si quelqu’un compte venir,en voiture contact kargols_Qg5_caramail.fr
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> Le Collectif des « faucheurs volontaires » communique
21 novembre 2004, par
et si on a fauché, on est venu jusque devant le tribunal à toulouse, mais qu’on a renvoyé son p’tit papier trop tard à l’avocat ? dites ? m’sieu ?
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> Le Collectif des « faucheurs volontaires » communique
22 novembre 2004
Oui, je l’ai pas du tout fait, parce que à ce moment je m’en foutais... et que j’avais la tête ailleurs.
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> Le Collectif des « faucheurs volontaires » communique
5 décembre 2004
C’est fort navrant certes mais les avocats sont tenus à des délais (gestion de leurs dossiers, dépôt auprès de la justice) alors quand c’est trop tard, c’est trop tard. Nous sommes obligés de respecter les délais...
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> Le Collectif des « faucheurs volontaires » communique
17 novembre 2004
peut -on encore se mettre sur les listes afin de comparaître volontairement dans cette justice.
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> Le Collectif des « faucheurs volontaires » communique
17 novembre 2004
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