HISTOIRE D’UNE PETITE SALADE DE TOMATES
En visite à Montréal (Québec), vous décidez de commander une petite salade de tomates ... Vous voici alors sur le point de faire connaissance avec LA TOMATE TUEUSE DE L’AMERIQUE DU NORD.
L’histoire de cette tomate commence au Mexique, sur une terre rachetée par une compagnie américaine. Sa graine est un hybride créé grâce aux subventions de recherche financées par le contribuable américain. La terre en question a d’abord été aspergée de méthyle bromide, 120 fois plus nocif pour la couche d’ozone que le CFC-111. Elle a ensuite été traitée avec des pesticides produits et distribués par Monsanto l’un des plus grands pollueurs des Etats-Unis (et d’ailleurs !). Les déchets issus de la production de ces pesticides sont transportés par bateau et entreposés dans le dépotoir de produits toxiques le plus vaste du monde à Emelle, en Alabama, dont la plus grande partie des habitants vit dans la pauvreté.
Les journaliers mexicains ne sont pas protégés contre les pesticides : pas de gants, ni de masques ou de consignes de sécurité. Ils gagnent environ 2,50 dollars par jour et n’ont pas de couverture sociale.
Récoltée, la tomate est posée sur un emballage plastique et sur un plateau en plastique, puis dans des boîtes en carton. L’emballage a été manufacturé par une compagnie au Texas, ses travailleurs et habitants risquent de connaître une augmentation significative du taux de cancer, un affaiblissement du système immunitaire et des troubles de croissance à cause de leur exposition à un fort taux de dioxine. Les fibres de carton proviennent d’arbres vieux de 300 ans ayant poussé en Colombie Britannique (Canada) ; le carton est fabriqué dans la région des Grands Lacs dont on déconseille aux habitants de consommer les poissons, pollués à la dioxine ; il est ensuite expédié par voie maritime vers le Mexique.
Une fois dans les cartons, les tomates, rougies à l’éther, insipides et sans valeur nutritionnelle, sont expédiées par camions réfrigérés vers le Canada. Les camions et les centres de distribution sont équipés d’un système de réfrigération à base de CFC produit par Du Pont. Une fois à bon port, l’emballage plastique est jeté, collecté et renvoyé aux Etats-Unis pour être brûlé dans un incinérateur à Detroit. Il faut du carburant pour assurer tous ces voyages. Contribuant au réchauffement du climat, le pétrole nécessaire au ravitaillement des camions a nécessité un forage dans le Golfe Campeche au Mexique. Il a ensuite été expédié par pétrolier (entre les 3800 récifs du Golfe du Mexique) à destination des raffineries de la côte des Etats-Unis qui sont à elles seules responsables de la mort écologique et économique de la région. Le pétrole raffiné est redistribué aux fabricants de plastique, de pesticides, d’emballages et de véhicules, qui rendent possible le transport de cette fameuse tomate sur 3000 kilomètres !
BIENVENUE EN AMERIQUE DU NORD, VOTRE SALADE DE TOMATES EST ARRIVEE. BON APPETIT !
PS : Ne vous réjouissez tout de même pas trop vite de vivre de l’autre côté de l’Atlantique. Nous avons aussi notre alimentation irradiée au cobalt-6 et au césium-137, en grande partie issus de déchets nucléaires. Et, contrairement à ce que prévoit la directive européenne, la pratique la plus courante en Europe est l’absence d’étiquetage de cette nourriture irradiée !
HISTOIRE CHIMIQUE D’UNE TARTE AUX CERISES DE SUPERMARCHE
Extrait du livre "LE SOL, LA TERRE ET LES CHAMPS" de Claude Bourguignon, microbiologiste des sols, aux éditions Sang de la Terre.
HISTOIRE DE LA PATE
La farine : Les grains de blé ont été enrobés d’un fongicide avant semis. Pendant sa culture, le blé a reçu de deux à six traitements de pesticides selon les années, un traitement aux hormones pour raccourcir les tiges et une dose importante d’engrais : 240 kg d’azote, 100 kg de phosphore et 100 kg de potassium à l’hectare. Dans le silo, après récolte, les grains sont fumigés au tétrachlorure de carbone et au bisulfite de carbone puis arrosés au chlopyriphosméthyl. Pour la mouture, la farine reçoit du chlorure de nitrosyle puis de l’acide ascorbique, de la farine de fève, du gluten et de l’amylase.
La poudre levante : Elle est traitée au silicate de calcium et l’amidon est blanchi au permanganate de potassium.
Les corps gras : Ils reçoivent un antioxydant comme l’hydroxytoluêne de butyle et un émulsifiant type lécithine.
HISTOIRE DE LA CREME
Les œufs : Ils proviennent d’un élevage industriel où les poules sont nourries aux granulés contenant des antioxydants (E300 à E311), des arômes, des émulsifiants comme l’alginate de calcium, des conservateurs comme l’acide formique, des colorants comme la capsanthéine, des agents liants comme le lignosulfate et enfin des appétants pour qu’elles puissent avaler tout ça comme le glutamate de sodium. Elles reçoivent en plus des antibiotiques et en particulier des anticoccidiens. Les œufs avant séchage reçoivent des émulsifiants, des agents actifs de surface comme l’acide cholique et une enzyme pour retirer le sucre du blanc.
Le lait : Il provient d’un élevage industriel où les vaches reçoivent une alimentation riche en produits chimiques : des antibiotiques comme le flavophospholipol (F712) ou le monensin-sodium (F714), des antioxydants comme l’ascorbate de sodium (F301), l’alpha-tocophérol de synthèse (F307), le buthyl-hydrox-toluène (F321) ou l’ethoxyquine (E324), des émulsifiants comme l’alginate de propylène-glycol (F405) ou le polyéthylène glycol (F496), des conservateurs comme l’acide acétique, l’acide tartrique (E334), l’acide propionique (F280) et ses dérivés (F281 à E284), des composés azotés chimiques comme l’urée (F801) ou le diurédo-isobutane (F803), des agents liants comme le stéarate de sodium. Ajoutez des colorants comme F131 ou F142 et enfin des appétants pour que les vaches soient en mesure de manger tout cela : glutamate de sodium et autres bonnes choses.
Les huiles : Elles ont été extraites par des solvants comme l’acétone puis raffinées par action de l’acide sulfurique, puis lavage à chaud, neutralisées à la lessive de soude, décolorées au bioxyde de chlore ou au bichromate de potassium et désodorisées à 160 °C avec du chlorure de zinc. Enfin, elles ont été recolorées à la curcumine.
La crème : Une fois obtenue, elle reçoit des arômes et des stabilisants comme l’acide alginique (E400).
HISTOIRE DES CERISES
Les cerisiers ont reçu pendant la saison entre dix et quarante traitements de pesticides selon les années. Les cerises sont décolorées à l’anhydride sulfureux et recolorées de façon uniforme à l’acide carminique ou à l’érythrosine. Elles sont plongées dans une saumure contenant du sulfate d’aluminium et à la sortie elles reçoivent un conservateur comme le sorbate de potassium (E202). Elles sont enfin enduites d’un sucre qui provient de betteraves qui, comme les blés, ont reçu leur dose d’engrais et de pesticides. Le sucre extrait par dessiccation à la chaux et à l’anhydride sulfureux puis décoloré au sulfoxylate de sodium, puis raffiné au norite et à l’alcool isopropylique. Il est enfin azuré au bleu anthraquinonique.
IL NE NOUS RESTE PLUS QU’A VOUS SOUHAITER BON COURAGE POUR LA DEGUSTATION !
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