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L’Ecole n’est pas à vendre |
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Le syndicat Sud Education organisait en matinée de cette deuxième journée un forum sur la problématique Ecole et Marchandisation. Les interventions qui s’y sont déroulées donnent de nombreux éclairages des processus sournois qui se mettent en place à l’échelle internationale, nous concernant plus précisément en Europe et par conséquent en France, en matière de privatisation de l’éducation.
Le processus de libéralisation qui touche l’Ecole en France aujourd’hui est orchestré à une plus grande échelle par l’AGCS (Accord Général sur le Commerce des Services) accord cadre en négociation au sein de l’OMC. Par ailleurs, au sein de l’ERT (Europeen round table) qui regroupe une cinquantaine des plus gros industriels européens, des pressions se font de plus en plus fortes auprès de la commission éducation au niveau européen pour peser dans les débats. Le message est clair : « l’éducation doit être un service rendu aux entreprises ».
Se former tout au long de sa vie ou comment vendre toujours plus
Dans les faits : l’éducation se voit réduite à un socle commun (lire, écrire ...) mais pour le reste des apprentissages, chacun devra piocher dans l’offre de formation privée et se spécialiser pour un type d’emplois, de postes réclamant des compétences spécifiques. En filigrane, adaptabilité maximale à l’emploi, obsolescence rapide des compétences nécessitant un rachat continu de formations, fin des diplômes nationaux, flexibilité des contrats d’embauche... Les intervenants de la commission internationale de Sud Education illustrent leurs propos d’exemples concrets.
En Angleterre, il y a eu une vente, sur une zone géographique précise, de toute l’offre de formation à Shell. Résultats : une inspection générale privée, des enseignants rémunérés aux résultats, des élèves triés sur le volet, tout ceci permettant au final de faire valoir des taux de réussite aux examens très supérieurs !
A Dakar, la précarité des enseignants est criante. Un enseignant commence en tant que bénévole pendant environ 4 ou 5 ans , puis devient vacataire (salaire de misère, aucun droit syndical) quelques années, puis contractuel avant d’être véritablement salarié. Au final, une dizaine d’années de précarité avant d’obtenir un emploi digne de ce nom.
Exemples parmi tant d’autres qui illustrent le besoin impérieux de vigilance et de résistance de tous les citoyens. Le forum s’est poursuivi sur la question de l’avenir des Universités, puis des actions à prévoir pour la rentrée scolaire à venir. Le mouvement social devrait se poursuivre et espérons le s’amplifier à la rentrée prochaine.
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Création de l'article : 11 août 2003
Dernière mise à jour : 1er octobre 2003
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> L’Ecole n’est pas à vendre
25 octobre 2003, par
Nous avons appris par hasard aujourd’hui qu’il y a ce soir - samedi 25 octobre 2003 - une fête des bénévoles du Larzac 2003 à St Afrique. Nous étions bénévoles sur les parkings cet été ... nous n’avons pas été prévenu ... Désolé nous habitons loin nous ne pourrons pas venir. FAITES LA FETE ENTRE VOUS AVEC SEULEMENT CEUX DU COIN ! ! !... TANT PIS POUR LES AUTRES ! ! !... MONDE SOLIDAIRE ! ! !... A +
Monde solidaire ! ! !
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> L’Ecole n’est pas à vendre car elle ne vaut rien....
6 octobre 2003
Il faut arrêter de nous illusionner sur le service public et regarder la vérité en face ; L’écle , en l’état sert parfaitement la société capitaliste et bourgeoise dans laquelle nous nous complaisons .
voulue au XIXème siècle par les politiciens et partis de gauche, mais rejetée dans un premier temps par la droite , l’école est née de cette union sordide . Il y a bien une école , mais elle ne sert à rien, sinon à abrutir encore plus le peuple, pire, c’est un magnifique outil pour l’exploiter encore plus . Les débats actuels sur l’école sont faussés car on tracte en sous main de la manière dont le peuple sera exploité . Formez vous, travaillez , pour le plus grand bénéfice du capital qui vous exploitera le temps qu’il faut , le moins possible , mais avec beaucoup de travail de formation pour que vous soyez encore plus apte à produire , produire encore plus . Les défenseurs de l’école actuelle sont soit des combinards qui placent la camelote des classes dirigeantes , soit des gagnes petits qui pensent ainsi se trouver leur petit boulot de fonctionnaires pénards .
L’école actuelle est un crime contre l’humanité, contre la jeunesse, il faut s’en débarasser et réclamer pour chaque jeune son dû : l’apprentissage, la formation est assimilable à la production d’un objet manufacturé, fabriqué actuellement gratuitement, il faut arrêter là cet esclavage moderne et exiter que tout travail méritant salaire, les étudiants soient rémunérés pour le travail qu’ils font : apprendre .
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> L’Ecole n’est pas à vendre
15 août 2003, par
Les exemples à l’étranger servent aussi à comprendre ce qui se passe chez nous. La même logique partout : toujours plus de précarité (200 000 dans l’EN en France)pas de débat public sur quelle école/quelle société ? toujours plus vers la privatisation (et la décentralisation est une étape en ce sens...) De plus en plus de limites au droit de grève dans la fonction publique (projet de loi en France mais c’est déjà bien installé en Italie par ex) La laïcité très mise à mal (religion et entreprises) Le Medef rêve d’une société ayant l’entreprise et ses valeurs comme modèle. Les luttes autour des Lycées Professionnels et de la décentralistion témoignent de notre refus. Véronique Sud Education 63
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> L’Ecole n’est pas à vendre
12 août 2003, par
L’école a été vendue depuis bien longtemps,elle n’est plus qu’une machine à produire des travailleurs(avec de temps à autres quelques avantages réflexifs). Aujourd’hui,l’OMC dit tout fort la mise en place de l’usine scolaire,mais cette usine existe tout bas depuis plus qu’on ne croie. Le mérite de notre époque c’est que les oligarches ne se cachent plus et ne cachent plus leurs intentions derrière des faux-semblants.Ils veulent faire de nous des esclaves,et ils cassent(volontairement ou pas)les faux mythes(telle que l’institution scolaire)que l’on croyait bienfaiteur pour nos nations occidentales. Et si il reste encore des aveugles,c’est que l’institution scolaire a bien fait son travail d’éborgnement.
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> L’Ecole n’est pas à vendre
13 août 2003, par fred
tu as appris à lire et à écrire tout seul ?
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> L’Ecole n’est pas à vendre
14 août 2003, par bakou
Elle est en train de te dire que lire et écrire si on te l’a apris c’est que c’est utile pour le capital. A ton avis pourquoi on t’aprend à te servir d’un ordi dés 9 ans alors que tu fais 1 h d’art plastique seulement par semaine de 12 à 15 ans...
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> L’Ecole n’est pas à vendre
8 septembre 2003, par
Pour alimenter le débat je vous conseille le dernier livre de Samuel Joshua : Une autre école est possible soutitré pour une éducation émancipatrice aux éditions La Dispute
Bonne lecture Dominique
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> L’Ecole n’est pas à vendre
14 septembre 2003, par Dick
NOn, je ne crois pas que l’école soit sur la voie de la marchandisation ( c’est ce que je lis dans la majorité des articles). Il est vrai qu’il existe un certain nombre de problèmes et une volonté affichée de mettre de côté la question des moyens (il faut un service qui marche mieux, entend-on). IL est vrai également que le droit de grève est menacé (arrêt Omont). Cela dit vous confondez beaucoup de chose et en particulier la plus grâve erreur est de croire qu’il est préférable de "privatiser" l’école et de la donner aux entreprises. C’est tout le contraire ! Il faut comprendre qu’il est plus avantageux de faire payer le fonctionnement scolaire par les impots !!! Les entreprises n’en veulent pas, loin de là. De même, les personnes aisées mettent leurs élèves au mieux dans les établissements "sous-contrat" et non dans des établissement privés hors contrat (très coûteux).
Je crois (mais il serait trop long de vous l’expliquez) que le combat pour l’école n’est pas de savoir si elle va être une marchandise.Aujourd’hui le débat que Raffarin s’apprête à lancer consiste à "rentabiliser" l’école (ce qui est différent de la marchander). Dans un sens il n’a pas tort, à condition que les profits en reviennent aux plus nombreux (or c’est une minorité qui en récoltera les bénéfices). Je ne peux développer d’avantage, mais c’est dans cette voie que vous devez fouiller pour bien comprendre ce qui se joue aujourd’hui. OK ?
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> L’Ecole n’est pas à vendre
23 novembre 2003, par
Ce serait autre chose "chercher à rentabiliser l’école" que "Marchandiser l’éducation" ?
A chaque fois que l’on cherche à rentabiliser on passe de la berge du monde vivant, complexe, difficile à cerné, dont les bénéfices sont complexes, mélés et s’étalent sur le court, le moyen et le long terme à la berge de la mécanique où la pensée coupe, mesure, et surtout néglige les paramètres qu’elle ne parvient pas à mesurer. (Cette eau qui file entre les mailles de son filet et qui nourrit pourtant davantage que le sable et les galets)
Déjà pour rentabiliser l’enseignement des maths, du français, on a supprimé à l’intérieur des programmes, et dans les activités proposées, ce qui "semblait" pouvoir être enlevé sans dommage (sans dommage visible, c’est à dire immédiat) Les dégats ne se voient que des années plus tard, lorsque des cohortes de jeunes aux savoirs déstructurés (ceux qu’ils ont) à la capacité d’analyse non construite (on ne peut travailler des savoirs-faire trop fermés ou aux liaisons prédéfinies - comme dans le pseudo travail interdisplinaire - sans dégat)
Les meilleurs comme toujours s’en sortent pour des raisons diverses incluant l’aide d’un contexte familial riche et stimulant, pour les autres ...
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