|
|
qui suis-je ? quel sens, quelle cohérence donner à chacun de nos actes ?
Le monde n’est pas une marchandise. Derrière cette évidence se cache une angoisse identitaire forte. Perdus dans cet univers aseptisé, climatisé, lointain et proche à la fois, ballotés entre micro et macro, idéal et "réalité", nous sommes sous la menace de perdre une identité collective et individuelle. On veut faire de nous des homoconsommateurs, "libérés" de la contrainte d’autrui, libéralisés en quelque sorte. Sans solidarité, sans vigilance, sans responsabilité, nous ne deviendrions que des bètes narcissiques prètes à tout pour grignoter les autres, ainsi que nos ressources naturelles, culturelles, philosophiques, pour finir dans l’ivresse d’une consommation qui serait à la fois le moyen et la fin. Cette orgie n’est que saccage, fuite en avant vers une fin ineluctable. Vous êtes, participants de larzac 2003, les gardiens du temple qu’est notre planète et notre humanité, je vous en remercie tous, et vous apporte mon soutien, n’ayant pu vous rejoindre. Salut à tous, la fin du film n’est pas encore écrite.
salocin
Création de l'article : 11 août 2003
Dernière mise à jour : 10 août 2003
Page visitée 855 fois
 |
|
Discussion associée à l'article.
Vous pouvez réagir à cet article ; le contenu n'est filtré ni par l'auteur de l'article, ni par le collectif.
Répondre à cet article |
-
> consommateur ?
24 novembre 2003
Gilles et moi nous sommes posés une question à la lecture du texte d’Olivier ( mais la question peut aussi intéresser Salaucin) : n’est-ce pas très proche de la conception saint-simonienne de l’économie, et la référence à Saint-Simon n’est-elle pas ce qu’il a à l’esprit dans cette réponse ? Merci de nous répondre,
Gilles, Philippe et Hugues.
-
> consommateur ?
1er mars 2004, par
Est-ce que quelqu’un(e) a envie de non-conceptuel et peut indiquer des pistes ? Savoir si on est dans une conception saint-simonienne ou pas, franchement ! on s’en tape. Qu’est-ce qu’on fait, là, tout de suite, aujourd’hui, pour commencer ? Voilà la question.
-
> consommateur ?
13 août 2003, par
Je suis d’accord avec votre analyse des effets du tout "économie libéral" sur l’homme...une petite question supplémentaire : faut-il travailler pour soi, pour s’enrichir individuellement ?...ou bien travailler pour la collectivité, pour les autres, ce qui en retour permettrait de satisfaire aux besoins du plus grand nombre d’entre nous ?...Il faut réagir, on ne peut plus être égoïste comme on l’est aujourd’hui au sein de la sphère de l’économie...Il existe l’économie sociale et solidaire, comme le commerce équitable par exemple, les entreprises ou coopératives autogérées, les banques éthiques, etc. Le pouvoir de la concurrence doit être remplacé par la force de la fraternité, au sein de l’économie. Dans l’objectif de ce changement progressif, il faudrait que chacun pense à changer sa relation avec l’argent, avec le capital...Le capital devrait servir à mener à bien un projet collectif, et non à servir les intérêts d’une minorité. Protection de l’environnement, garanties et équité sociales, liberté et diversité culturelles, non brevetabilité, etc, devraient idéalement faire partie de cette économie où l’être humain reprend le contrôle...et où la "loi du marché" n’aurait plus sa place... Nous pouvons dès aujourd’hui travailler dans ce sens, dans la réflexion, nos achats, nos choix de vie, etc.
-
> consommateur ?
19 août 2003
Merci de t’etre interressé à ma petite intervention. Il semble évident que toutes les solutions dont tu parles sont à envisager. Mais il est vrai que tout cela ne sera possible à grande echelle qu’à la condition d’un changement de nos mentalités, nos habitudes, c’est en deconstruisant notre conditionnement personnel qu’on arrive à sortir des sentiers battus au niveau économique, social. C’est dur mais motivant. Courage !
-
> consommateur ?
13 août 2003, par
La révolution des silencieux :
a.. Parce qu’une croissance matérielle infinie sur une planète aux ressources limitées est illusoire,
a.. Parce que les vraies richesses ne sont pas dans la spéculation monétaire et boursière,
a.. Parce qu’une agriculture productiviste et génétique conduit inexorablement à l’impasse tandis que la nature, si nous la respectons, dispose de toutes les ressources pour nourrir sainement et durablement l’humanité,
a.. Parce que le modèle dominant de la mondialisation génère exclusion, séparatisme et pollution, tandis que des échanges planétaires plus limités et plus respectueux de la vie engendreront équité et fraternité,
a.. Parce que l’état de notre planète nous accule au changement pour ne pas disparaître...
Pour toutes ces raisons, nous poursuivons notre appel à une insurrection pacifique des consciences, c’est-à-dire à la non-soumission au modèle qui nous est imposé par notre société de sur-consommation. Le pouvoir est entre nos mains. Notre responsabilité citoyenne ne peut se limiter à mettre un bulletin dans une urne. C’est avant tout en nous changeant nous-même que nous pourrons changer la société.
Texte de l’Appel Nous paraissons bien petits face à la puissance gigantesque des multinationnales, face aux pouvoirs politiques, économiques et financiers qui dirigent ce monde, face à tous ceux qui font et défont les choses à leur propre profit. Et pourtant, et pourtant... Nous, petits consommateurs, qui sommes si insignifiants, possédons un pouvoir extraordinaire :
a.. celui d’acheter ou non tel ou tel produit,
b.. celui de nourrir de notre argent ou non, telle ou telle entreprise,
c.. celui de cautionner ou non, tel ou tel organisme.
Nous avons la possibilité de choisir à qui nous donnons notre argent... et de là, à qui nous donnons du pouvoir économique et financier... que nous pérénisons. Alors sans plus attendre, sans tambour ni trompette, sans fourche ni canon, faisons la révolution des silencieux. Si nous voulons une terre saine et dépolluée, donnons notre argent-pouvoir à ceux qui respectent la planète et voient les choses à long terme, dans une dynamique de développement durable, à ceux dont on sait ce qu’ils font et comment ils le font. Si nous ne voulons plus de drogues, de mafias et d’argent sale, donnons notre argent-pouvoir aux gens, aux associations, aux entreprises, aux banques et aux institutions financières qui fonctionnent avec des choix éthiques, dans la transparence et le respect reconnus. Si nous ne voulons plus de guerres, cessons d’engraisser de notre argent les gens et les entreprises qui, directement ou indirectement, travaillent pour l’industrie des armes. Chaque euro qui sort du système des pouvoirs sans lendemain, afin de nourrir les entreprises, les paysans ou les artisants qui respectent les êtres humains et la nature, est important. Ensemble, comme les gouttes qui, se réunissant, finissent par faire les ruisseaux et les fleuves, puis les océans, faisons la révolution des silencieux ! Devenons des consommateurs conscients et attentifs, informés et informateurs, et surtout prêts à remettre en question notre façon de consommer, notre mode de vie ainsi que nos attitudes et comportements pour cette cause noble et juste ! La croissance économique, laquelle se poursuit d’ailleurs au détriment des populations aux revenus les plus modetes, est le piège par lequel nous devenons dépendants des systèmes de pouvoirs pour qui seul compte le profit à court terme... sans autre considération ! Servons-nous de l’expérience de ceux qui paient en milliers de morts les conséquences de cascades d’actions, à tous les niveaux, où les seules visions sont les profits uniquement personnels ! N’attendons pas que cela nous arrive ! N’attendons pas d’être des millions à mourir des diverses pollutions et aveuglements ou laxisme pour devenir conscients et agir ! Photocopiez (et traduisez) cet appel à volonté puis distribuez ou envoyez-le à 1, 10, 20, 100, 1000 personnes : passons-nous le mot afin d’être ainsi dégagés et unis comme un seul homme ! Car si cette révolution appartient à tous, elle est avant tout affaire de responsabilité et d’engagement individuels. N’attendons personne pour agir ! Mobilisons-nous individuellement pour tous !
-
> consommateur ?
13 août 2003, par
Flora, je suis d’accord avec votre vision des choses, sur la capacité du citoyen à agir par ses actes d’achat...Faites vous partie du mouvement "Appel pour une insurrection des consciences" présent au Larzac 2003 ? Il existe aujourd’hui de nombreuses alternatives à l’économie libérale ; il faudrait donc les encourager si on souhaite qu’elles se développent... Par exemple, le "guide du consom’acteur" de Artisans du Monde, aux éditions Sang de la Terre, répertorie différents domaines de l’économie sociale et solidaire : agriculture-alimentation (bio, paysanne...), animaux, artisanat, bébés, bricolage, culture, loisirs, recyclage, finance, textile, hygiène et soins, jardinage, jeux, papeterie, produits d’entretien, services (comme les SEL), technique (comme le four solaire...), etc. Même si les prix ne sont pas toujours abordables, en donnant un petit peu plus à ces produits de consommation "éthiques", on peut aider à changer de type d’économie, et donc de monde... Mais l’acte d’achat n’est peut être pas suffisant pour évoluer vers une société plus humaine, moins égoïste... Pourquoi ne pas appliquer la triade républicaine au sein de l’organisme social, la société : "Liberté dans la vie culturelle ; Egalité dans la vie juridique ; Fraternité dans la vie économique". Bien sûr ce concept est à préciser, mais il peut servir de base de réflexion et de proposition orientée vers l’avenir... Chacun peut apprendre à penser librement, sans être conditionné par la "pensée unique". Chacun peut se sentir responsable de soi et d’autrui, en toute liberté.Chacun peut cultiver sa propre connaissance, tout en respectant la diversité culturelle dans le monde... La vie juridique, elle, devrait permettre de garantir l’égalité entre les hommes, par exemple par la mise en place d’une rémunération minimum pour le producteur du tiers monde (commerce équitable), ou en assurant des conditions de travail qui soient humaines pour les travailleurs...L’Etat devrait être idéalement le garant de l’égalité entre les hommes.Et le citoyen, en s’intégrant dans la "démocratie participative", pourrait faire évoluer les lois et réglements, qui aujourd’hui ne servent pas toujours l’égalité entre les hommes... Enfin, chacun pourrait favoriser l’économie sociale et solidaire, l’économie fraternelle. La fraternité au sein de l’économie implique la confiance, la co-responsabilité , la concertation entre les hommes, et non pas la concurrence et l’échange exclusivement marchand... Nous devons aujourd’hui réapprendre à communiquer, à partager...et aider ceux qui se "battent" au quotidien pour un monde meilleur...
-
> consommateur ?
9 septembre 2003, par
Ca tombe bien ton idée, j’ai besoin de baskets neuves. Quelqu’un connait une marque qui les fait faire à des adultes consentants et décemment payés ? Merci d’avance !
-
> consommateur ?
14 septembre 2003
J’avoue que je ne connais pas encore de label solidaire pour les basket, mais peut être qu’il en existe un ou plusieurs ? De toute façon, vu l’état actuel des choses, l’économie fraternelle et solidaire est à mettre en place, il faut la développer...Elle reste beaucoup trop minoritaire face aux multinationales...Il ne s’agit pas de s’opposer dans le repli sur soi face aux "vampires" de l’argent, mais bien plutôt de rechercher et mettre en place de nouvelles formes d’économie...Cela demande peut être de renouveler nos conceptions sur l’économie, l’homme (et la femme...) et sur le monde...
|