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Voici avec beaucoup de retard le compte-rendu du documentaire de Philippe Lafaix "La loi de la Jungle".
C’est vêtu d’un simple calimbé, habit traditionnel Wayana [1] constitué d’une étoffe nouée autour de la taille, que Thierry Salantin anime au quotidien son stand de sensibilisation aux difficultés des amérindiens. Sur les traces d’André Cognat [2], cet ethnologue de formation s’est immergé dans le milieu naturel des indiens. Ayant vécu treize années au rythme de ceux-ci, c’est tout naturellement dans sa tenue d’affection qu’il nous a présenté le documentaire de Philippe Lafaix La loi de la Jungle.

Ancienne colonie aujourd’hui intégrée en département, la Guyane, et plus particulièrement sa population indigène, est en proie à une catastrophe qui n’a rien de naturelle. En effet, loin des cartes postales paradisiaques des toutes proches Antilles, ce département français est victime de la cupidité de certains individus. Moins médiatique, la Guyane subit l’exploitation sauvage d’un minerai attisant toutes les convoitises : l’or. Cette exploitation - l’orpaillage - dure depuis plus d’un siècle. A partir des années quarante, cette activité s’est quelque peu ralentie, mais une reprise s’est effectuée dès les années quatre-vingt, pour s’intensifier suite à la publication de rapports sur la richesse du sous-sol guyanais [3]. Les rapports de force engendrés par l’orpaillage ont progressivement transformé cette partie de la République, soumise en principe aux mêmes lois que la métropole, en véritable zone de non-droit.
Au départ, l’exploitation de l’or était le fait d’organisations françaises et brésiliennes qui se partageaient agressivement cette activité ; les favelas de certaines villes du Brésil (Macapa, Belém et Manaus) constituant un réservoir de main d’oeuvre peu exigeante de ses conditions de travail. Mais, rapidement, cet afflux de travailleurs brésiliens - les garimpeiros - va modifier la donne. S’appropriant certaines zones de la forêt, ces brésiliens se lancent à leur tour dans le lucratif orpaillage « illicite ». Très lucratif même, quand on sait que, sur 45 tonnes récoltées, seulement 5 tonnes sont déclarées. Outre l’obligation de respecter un cahier des charges précis (quotas de déforestation, obligation de replantation ...), l’obtention d’une autorisation d’exploitation, d’un délai de 2 à 3 ans, incite encore davantage à l’illégalité. On estime ainsi à 70% la proportion d’organisations clandestines d’orpaillage.
Cette activité illégale n’est certainement pas le fait de ces seuls immigrés. Toutes les entreprises du secteur la pratiquent. Et l’accumulation de richesses a conféré à certains une mainmise locale digne du moyen âge. Pour étayer cette affirmation, on peut citer un fonctionnaire français qui, sous couvert d’anonymat, déclare quela vie d’un homme peut valoir quelques francs ... Un homme, Mr Jean Bena (pour ne pas le citer ...), symbolise cette situation hégémonique. Plus qu’un symbole, c’est devenu une réalité bien difficile à supporter. Agacé par cette concurrence étrangère, bien qu’il ait lui-même contribué à les faire venir sur place, Mr Bena a sollicité les autorités françaises pour rétablir un ordre à son profit. Pour d’obscures raisons - prise de pouvoir des orpailleurs ? - des milices et autres groupes armés se sont constitués pour terroriser ces indésirables brésiliens. Pourtant, en 1998, l’armée avait effectué une opération de retour à l’ordre dans le village de Saint Elie, où près de 300 garimpeiros avaient pris position. Certes, cette action eut le mérite de rétablir l’ordre sur cette commune, mais elle n’a fait que déplacer le problème de quelques kilomètres. De plus, ce site d’exploitation a été récupéré par la société Guyanor, dont certains élus et hommes d’affaires influents sont actionnaires ... On peut donc légitimement s’interroger sur les vraies raisons de cette intervention. Surtout que, depuis, la situation semble s’être détériorée.
Déjà bien meurtris par l’activité de ces chercheurs d’or, certains endroits de Guyane ont pris des allures de Far West, notamment les environs de Maripasoula, avec les comportements correspondants. Les règlements de différends à l’arme à feu étaient déjà fréquents dans la région, mais l’escalade de la violence dans cette opposition nous renvoie à d’atroces images. Chasse à l’homme par de mystérieux commandos, rapt par de faux policiers, torture et meurtres ... les témoignages présentés dans le documentaire sont effrayants. Face à cette barbarie organisée, les représentants de l’ordre républicain font preuve d’une étonnante mansuétude, au point que l’on peut même parler de complaisance. Quoique à leur décharge, il faut reconnaître qu’ils manquent de moyens pour effectuer leur tâche. Par exemple dans la région de Camopi, seulement trois gendarmes ont la charge d’un territoire de 12 000 km², dont 180 km de frontière avec le Brésil. Dans ces conditions, on imagine aisément l’existence de zones de non-droit et les possibles largesses dont bénéficient certains. A l’exception du centre spatial de Kourou, l’orpaillage est l’activité qui génère le plus de richesses et donc, comme nous l’avons énoncé plus haut, des « baronnies » locales cumulant les passe-droits.
Un ministre brésilien a même écrit à Jacques Chirac pour lui signifier son inquiétude quant au sort de ses compatriotes, tout en lui demandant de prendre des mesures. Car c’est bien de cela qu’il s’agit, le respect du droit républicain dans ce département, soumis au bon vouloir mégalomane d’individus sans scrupules. Des accusations font ainsi état de financement de partis politiques locaux par les orpailleurs. On murmure même que ces financements illicites iraient jusqu’à la métropole.
Devant la déterioration et la médiatisation croissante de la situation [4], le gouvernement a décidé d’agir. Peut être d’ailleurs plus par goût de la symbolique que pour réellement rétablir l’état de droit. Ainsi, Mr Sarkozy a nommé comme préfet de Guyane son homme à poigne, Mr Ange Mancini. Curieusement, celui-ci semble s’être transformé, troquant sa robuste poigne pour une main moite dans un gant Mappa. A moins que ce ne soit une tactique bien dissimulée.
Le cas des Amérindiens et de leur milieu naturel
Non seulement l’orpaillage engendre un déficit démocratique, mais cette activité est également source d’une insidieuse pollution. En effet, pour amalgamer l’or, il faut utiliser beaucoup de mercure. Des différentes techniques existantes, les plus performantes permettent de récupérer jusqu’à 85% du mercure utilisé. Malheureusement, pour des raisons économiques et pratiques, la méthode utilisée en Guyane consiste à chauffer les matières à l’air libre. Ce qui provoque d’importants rejets, de l’ordre de 700 g de mercure par kilo d’or produit. Depuis 1855 et la découverte de la première pépite, plus de 300 tonnes de mercure ont ainsi été déversées dans la nature. Et le traitement de ces rejets ne préoccupe pas les orpailleurs, ceux-ci préférant épandre ou enfouir leurs déchets divers : batteries usagées, huiles de vidange, résidus de cyanurisation, mercure ... Comme par exemple sur les îlots qui se sont constitués lors de la construction par EDF du barrage de Petit Saut en 1990. A la perte écologique, causée par l’inondation d’une surface équivalente à celle de Paris, est donc venue s’ajouter cette pollution.
La population indigène, vivant en grande partie de la pêche, se voit être lentement contaminée par le mercure, préalablement assimilé par les poissons. Cette contamination se révèle très pernicieuse. On a ainsi pu mesurer, lors de précédents, l’étalement dans le temps des conséquences sanitaires du mercure. En 1932, des quantités de mercure avaient été rejetées progressivement dans les eaux de Minamata (Japon). Ce n’est que 23 ans après que sont apparus les premiers cas de décès et une anormale multiplication de handicaps physiques et de malformations foetales. Par la suite, le lien avec les émissions de mercure a pu être démontré. Un cas analogue s’est produit en Irak dans les années soixante-dix, suite à l’ingestion de céréales traitées avec un fongicide contenant du mercure. On a dénombré 6000 cas d’infections, dont 600 décès, dus à cette intoxication. Les symptômes d’une contamination au mercure organique [5] se traduisent, à court terme, par une réduction du champs visuel, une baisse de l’acuité auditive, des troubles de l’équilibre et de la marche. A plus long terme, les personnes exposées souffrent d’encéphalopathie, d’une détérioration intellectuelle, de cécité et de surdité. A noter que la population la plus exposée est celle des jeunes enfants, mais c’est au stade foetal que l’infection est la plus profonde car irréversible et difficilement décelable. A Minamata, on a relevé des problèmes neurologiques sévères chez des nouveaux-nés, alors que les mères ne présentaient aucun des symptômes décrits ci-dessus.
En Guyane, cette pollution prend des proportions très inquiétantes. Selon une étude épidémiologique réalisée en 1997 par le Réseau National de Santé Publique [6], le seuil limite fixé par l’Organisation Mondiale de la Santé (10 µg/g de cheveux) est largement dépassé. Dans certains villages Wayanas, 65% des adultes et 80% des enfants présentent une imprégnation au mercure supérieure à la norme de l’OMS, dont des cas extrêmes (27,2 µg). Alors qu’en moyenne, la population guyanaise non amérindienne connaît une concentration maximale de 3 µg/g de cheveux. Certes, le fait qu’une étude ait été menée sur ce thème témoigne d’une préoccupation quant au sort réservé aux amérindiens. Cependant, c’est en 1995 que le dernier et le plus complet rapport sur les richesses aurifères du sous-sol a été publié. A partir de cet instant, l’orpaillage s’est intensifié encore davantage, ce qui ne fait qu’accélérer cette contamination et ses conséquences. Quand on sait, de par les précédents, le décalage entre l’intoxication et l’apparition de symptômes décelables, on ne peut que s’inquiéter de l’avenir de ces populations très exposées. On estime que ce n’est qu’à l’horizon 2013 que ces conséquences seront directement observables. Mais il sera déjà trop tard ... Rendant la situation encore plus malsaine, l’exploitation de l’or risque même de s’étendre au territoire jusque-là protégé des amérindiens [7].
Depuis une dizaine d’années, un projet de parc naturel est à l’étude, mais il stagne en raison de désaccords entre élus, compagnies minières, écologistes et représentants des amérindiens. En effet, les sous-sols aurifères et les zones de riche biodiversité coïncident, ce qui ne facilite pas la délimitation géographique du parc. Bien que ce projet puisse représenter une solution pour les amérindiens, en leur conférant de nouveau un espace protégé, il est pour l’heure davantage motivé par des intérêts économiques que par une réelle volonté de sauvegarde du patrimoine. Le développement de l’activité touristique risque également de transformer les amérindiens en attraction pittoresque, dans un esprit totalement opposé à ce qui leur a permis, jusqu’à aujourd’hui, de préserver leur identité. Par ailleurs, cette inclusion de la population autochtone dans une logique économique à l’occidentale représente un autre problème majeur. Dénoncée par André Cognat, l’attribution aux amérindiens du RMI, en échange d’une officieuse soumission, les place dans une situation d’assistanat, notion qui leur était jusque-là étrangère [8]. C’est par la connaissance et l’adaptation à leur environnement que les amérindiens ont pu traverser les époques tout en conservant mode de vie et système de valeurs. Les considérer comme une entité économique leur serait donc plus que préjudiciable, et mettrait en péril la pérennité de leur civilisation.
Il est aberrant qu’aujourd ?hui rien ne se fasse pour stopper cette catastrophe ; la Guyane, sa population indigène et sa forêt équatoriale représentant un immense patrimoine. Cette part de la forêt amazonienne est d’ailleurs la seule appartenant à un pays du Nord, qui n’a pas besoin de puiser dans cette richesse naturelle pour se développer. C’est là une chance inestimable qu’il s’agit de ne pas laisser passer.
Si cette situation vous interpelle et que vous vous demandez que faire, vous pouvez contacter le nouveau préfet pour lui demander d’agir en faisant respecter la loi républicaine dans sa juridiction. En métropole, la vente et l’utilisation de mercure est strictement réglementée : que cette réglementation s’applique dans les faits, partout.
Adresse : Mr Ange Mancini Préfecture de Guyane Place de Grenoble 97300 Cayenne
Notes
[1] Ethnie amérindienne du sud-est de la Guyane française. D’autres ethnies vivent sur le reste du territoire : Emerillons, Tekos, Wayampis, Palikours, Arawaks, Galibis, Noirs Bonis (noirs réfugiés)... Au total, la population amérindienne est estimée entre 3500 et 6000 personnes
[2] André Cognat, français d’origine, vit depuis 1961 parmi les Wayanas, dans le village d’Antecume-Pata. Fervent défenseur des amérindiens, il est notamment l’auteur de l’ouvrage J’ai choisi d’être indien (coll Vivre là-bas, ed l’Harmattan).
[3] Lire l’article de Nicolas Ancellin, paru dans le n° 260 de Géo, Octobre 2000.
[4] Mr Bena a frappé un journaliste devant le palais de justice de Cayenne.
[5] Il existe une différence entre le mercure organique, absorbé indirectement par l’alimentation, et la pollution au mercure minéral qui concerne principalement les professionnels au contact direct du produit et qui, par exemple, inhalent les vapeurs s’émanant lors du procédé de chauffage or/mercure.
[6] http://www.invs.sante.fr/publications/mercure/index.html
[7] L’arrêté préfectoral du 14 Septembre 1970 reconnaissait aux amérindiens un territoire protégé au sud de la Guyane. Sur cette zone de 30 000 km², soumise à autorisation par cet arrêté, vivent trois ethnies amérindiennes (Wayana, Wayampi et Teko).
[8] lire l’article de Délia Blanco Guyane, journal de voyage en amérique française, disponible à l’adresse suivante : http://www.regards.fr/archives/1997/199707/199707pla06.html
Pierre
Création de l'article : 4 novembre 2003
Dernière mise à jour : 4 novembre 2003
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La Loi de la Jungle
6 mai 2007, par
L’Union européenne a crée "natura 2000". N’est-ce pas possible de faire une plainte à Luxembourg (juges européennes) ?
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La Loi de la Jungle
13 janvier 2007
bon, ce docu est vraiment un truc bien, donc je devrais sans doute l’acheter, mais ce qui est primordial est avant tout d’être informé, donc avant de se le procurer, on peut le visionner à :
http://www.dailymotion.com/video/xg051_doc-la-loi-de-la-jungle
J’ai souvent entendu- autant en guyane, en metropole, ou lu sur le net- que pour faire bouger les choses en guyane, il faut faire des actions en metropole, sinon c’est pisser dans un violon... Mais je cherche une asso EN METROPOLE qui s’investisse d’une façon ou d’une autre pour les amérindiens de guyane et pour la guyane, mais je n’en trouve pas. QCQ’un a des infos ?? merci de me les transmettre à
wayana18-bidon (at) yahoo.fr
(adresse bidon crée pour l’occase...merci de mettre un titre consistant pour le mail !)
sinon ceux qui veulent s’investir peuvent m’écrire, si rien n’existe, on peut commencer par se regrouper avant de monter un truc....
merci d’avance !
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jemilitepourlaguyane
31 mars 2007, par
salut !j’ai vécu 11 ans en Guyane et de retour ici, j’essaie d’informer les gens de ce qui se passe avec le mercure et l’opression des populations autochtones. je n’ai pas d’asso mais j’ai des liens avec plusieurs personnes qui seraient peut-être intéressées. tu peux contacter le CSIA-nitassinan sur le net (comité de solidarité avec les indiens des amériques) qui relaient des infos, comme ICRAinternational.on trouve des tas d’infos sur le sujet en lançantune recherche... moi, ce que je fais c’est que je transmet les infos par mail, en en parlant autour de moi à qui prend le temps de m’écouter, je diffuse des docs... voilà, je ne sais pas s’il existe une asso ici qui relaie les infos... n’hésites pas à me contacter pour plus d’infos (j’ai en stock quelques diaporamas, des numéros d’Oka.Mag’, mais peut-être les as-tu déjà...) à+ !
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> La Loi de la Jungle
26 mai 2005, par
Je suis un caraïbéen et je crois maintenant que nous (les DOMIENS), nous ne choqueront plus personnes en affirmant que nous ne vivons pas dans des départements français mais dans des COLONIES françaises ! Aussi je voudrais dire MERCI à l’auteur du film qui n’a pas choisi un combat des plus facile : Pardon ! mais s’il avait fais le choix de remuer la merde qu’il y a en Afrique il serait déjà oscarisé, mais quand il s’agit de la république : y’a plus personne !
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> La Loi de la Jungle
2 juin 2005, par
Je vous approuve , vous etes un Comien(Com).Je suis Francais d’Algerie et je hais la France depuis 1962. Cette France amere, hypocrite et atteinte de felonie. J’ai vecu a Maripasoula(instituteur) et j’ai decouvert la profonde detresse des Amerindiens. J’ai pu rencontrer Andre Cognat qui par son savoir-faire avait apporte une note de douceur a la tribu Wayana d’Antecume Pata. Mais qu’en dire des autres ? Quel chagrin de voir ces pauvres gens souffrir ainsi.Humiliation totale, rejet d’une identite souveraine de la foret amazonienne... La detresse egalement des autres communautes amerindiennes de St Laurent et de la cote, je n’ose meme pas en parler Mais bien sur que j’ai vu a St Laurent et a Kourou nos locaux politiques vivre comme des Rois dans leurs Etats de l’ETAT..... J’ai quitte cette Guyane meurtrie qui m’avait deja meurtri.
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> La Loi de la Jungle
20 juin 2005, par magalie
bonjour, je suis également d’origine caraïbéenne ; je vis en métropole, mais souhaite repartir en Guyane très prochainement. Si tu as des contacts....(par exemple, de faucheurs. Je sais qu’il y a eu des fauchages de café transgénique en Guyane, et ne serais pas contre être impliquée dans les éventuels fauchages à venir). _D’ailleurs, y a t-il des faucheurs volontaires en Guyane ?? Le "pou d’Agouti" est-il toujours
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> La Loi de la Jungle
23 mars 2005, par
infect,c’est le seul mot qui me vient à l’esprit pour qualifier l’attitude de nos dirigeants dont les discours électoraux sont gorgés de "droits de l’homme" et autres belles idées qu’ils se gardent bien de faire respecter quand un intérêt financier se met en travers de leur belle conscience.Je connais la guyane pour y avoir fait mon service militaire en 1977,époque ou,semble-t-il ces problèmes étaient en suspens.Mais quel gachis,je suis écoeuré,dégouté par cette pseudo république qui laisse crever des gamins (en espérant que personne n’en parle)et pourrir une région aussi étonnante et aussi magnifique que la guyane.Je viens de voir le reportage de canal+ etje suis aterré.que fait et que dit l’oms ? qui peut faire pression sur la france pour que cesse ce scandale et cette forme de nouveau massacre des indiens au nom des intérêts financiers ?Pas un de nos écologistes de pacotille ne dénonce cette horreur !
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> La Loi de la Jungle
31 mars 2007, par
C’est pour ça qu’il me semble urgent d’informer les gens de ce qui se passe et internet est génial pour ça ! l’état a officialisé fin février la création du "parc national amazonien". sauf que celui-ci, au lieu de protéger environnement et populations va ouvrir les zones du sud de la Guyane jusqu’à lors protégées par un arrêté prefectoral datant de 1970 à l’ethnotourisme et à un orpaillage légal à proximité des villages... les populations concernées pour le peu qu’elles aient été consultées n’étaient pas d’accord et quelques 7000 signataires les soutenaient... mais voilà, l’état souverrain conserve ses 3 piliers : liberté ? égalité ? propriété !
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> La Loi de la Jungle
10 janvier 2004, par
intéressée par la responsabilité des entreprise ou grandes sociétés dont l’activité se fait au détriment des populations locales sans aucune contrepartie et en toute impunité, je serais désireux d’avoir les coordonnées de Philippe Lafaix pour me mettre en rapport avec lui.
Merci
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> La Loi de la Jungle
12 décembre 2003, par
Je suis effondrée. Je connais la guyane depuis l’année 1979, j’avais 9 ans lorsque j’y suis arrivée. A cette époque, la vie n’était pas facile, mais le département baignait dans cette douceur de vie qui lui fait cruellement défaut aujourd’hui.
Je ne comprends pas.Je suis révoltée. Le gouvernement n’a aucune considération pour notre petit département qui ne lui est utile que comme géole à grande échelle, et comme base de lancement de son orgueil spatial. Je crains le dépotoir au dessus de nos tetes, et la pollution chimique dans nos rivières, en plus du mercure.
A l’époque, j’avais réussi à discuter un peu avec un ingénieur américain, qui m’a dit clairement que la base de Kourou, était très pratique pour faire n’importe quoi avec les déchets des combustibles, car aux Etats Unis, les lois sont draconiennes, en matière de déchets.
Je ne comprends pas, je suis révoltée. Je ne comprends pas les humains. Je me refuse à m’identifier à cette race de vampires-égoistes-vénals, qui n’ont aucune considérations pour rien. Ni pour l’avenir, ni pour leurs enfants, ni pour la terre, ni pour notre survie.
Et les politiciens me font vomir. Se sont les pires je crois. L’appat du gain, le pouvoir, le sentiment de supériorité qu’ils affichent, et surtout leurs bobards généralisés me font derechef vomir-vomir (pour rester poli).
Je refuse de porter de l’or et d’en acheter, comme mon frère, qui vit sur place et sa femme.C’est un peu difficile pour une femme, mais je me fait des colliers de perles lorsque j’ai envie de bijoux...C’est le seul moyen que j’ai trouvé pour l’instant, pour réagir contre cette horreur. Que faire de plus ?
J’ai le projet de retourner vivre sur place, dans 3 ans, je vis à Mulhouse pour l’instant. Mais j’avoue que les dernieres nouvelles du pays, ont plutot tendances à me faire reculer. Je ne lacherai pas l’affaire pour autant.
Je suis triste, et en colere. Je me sens toute petite face à l’ampleur des dégats, et je n’ai pas de solutions.
Voila,voila, mes petits commentaires persos. A bientot, j’éspère de meilleure humeur ou pour une réaction un peu plus rigolote.
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> La Loi de la Jungle
15 février 2004, par
bonjour je m’appelle daniel saltzmann, j’ai vécu avec thierry sallantin à saul en guyane. Si vous désirez en parler avec moi vous me trouverez au musée historique de mulhouse place de la réunion ; j’y suis l’animateur pour les visiteurs du_ musée l’entrée est libre ; alors peut ètre à bientot daniel
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> La Loi de la Jungle
5 mars 2006, par
Chère Anne, c’est toujours avec beaucoup de plaisir que de connaitre de nouvelle personnes qui partage cette passion pour la Guyane, mais malheureusement je retrouve le même dégout, cette même frustration. Car en éffet ce qui s’y passe, n’est pas jolie jolie. Il n’y a pas très longtemps que je suis revenu en Métropole, et je confirme ce que tu dis.Aussi, tout comme toi mon retour en Guyane est prévue, mais je me suis rendu compte que selon des projets, il ait préférable d’attaquer depuis la Métropole, en particulier pour certains contacts, plus de personnes qui on peut-être envi de s’investir, aussi bizarre que ça puisse paraitre.En tout cas si tu veux en parler, tu peu me contacter. Je ne suis pas coincé devans l’ordinateur, mais je te répondrai. En tout cas tu as raison ne lâche pas l’affaire.
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> La Loi de la Jungle
13 novembre 2003, par
merci de ns donner qq nouvelles de la guyane qui a bercé mes années d’adolescence et qui reste dans mon coeur. malheureusement, cette situation ne semble qu’empirer et... sans mobilisation des médias, l’Etat ne mettra pas en place les moyens nécessaires pour faire évoluer la situation dans ce département. Comme bcp de dom et tom, la guyane fait partie des oubliés de la république.. sauf à kourou lorsqu’il s’agit de lancer des fusées ! Même si celà est bien peu, écrivons au préfet ! et.. ce reportage, où peut-on se le procurer ou le voir ?
marie
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documentaire
15 novembre 2003, par Pierre
Bonjour Marie,
Merci beaucoup pour ton message. Je ne sais pas pour l’instant où peut on se procurer ce documentaire, mais je vais essayer de trouver. Je te recontacte dès que j’en sais plus.
A bientôt ...
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> documentaire
24 novembre 2005, par
Bonjour, Je suis aussi à la recherche du documentaire... impossible de le regarder sur le net. Y a t il un moyen de récupérer une cassette ou un CD ? Merci Cordialement SV
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> La Loi de la Jungle
30 décembre 2003
bonjour,
quelques coordonnées pour contacter les soutiens et l’intervenant Thierry Sallantin (vrai extra ce gars !) :
Contacts : Thierry Sallantin
06 71 52 90 57
Opération « Défense du Pays indien »
Commission Guyane du Comité de Solidarité CSIA www.csia-nitassinan.org CICP 21ter rue Voltaire 75011 Paris
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> La Loi de la Jungle
22 septembre 2007, par
J’ai vécu 18 ans en Guyane (15 ans en forêt)et je trouve bien dommage qu’une cause si importante soit représentée par un individu si peu crédible que ce mr Salantin, escroc célébre en Guyane (il n’a jamais été ethnologue) condamné à la prison pour un meurtre crapuleux qu’il a commis dans mon village(Saül)au début des années 90.
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> La Loi de la Jungle
11 octobre 2007
Fred, l’accusation que tu profères est grave. As-tu des éléments pour appuyer tes déclarations ?
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> La Loi de la Jungle
18 octobre 2007, par
J’ai vécu 18 ans en Guyane (15 ans en forêt). J’ai bien connu et observé pendant plusieurs années cet escroc célèbre en Guyane (qui s’est autoproclamé ethnologue). Nous avons si souvent recueilli à Saül des gens (parfois un peu naïf mais qui ont l’excuse que Salantin est un génial manipulateur) qui se sont laissé entrainé par lui en forêt guyanaise, cela se passait toujours très mal .....ils réalisaient au bout de quelque temps qu’il avait profité de leur fric et les entrainait dans des situations catastrophiques....... ils se fâchaient alors avec lui et revenaient au village de Saül, souvent dans des états sanitaires lamentables (épuisement, sous-alimentation, mycose, plaies infectées, vers, parasites...)...le dispensaire de Saül en a soigné plus d’un......mais un jour dans les années 90 il assassine, pour une histoire de remboursement de billet d’avion, un de ces "touristes" qu’il avait été cherché à Cayenne. Depuis ce crime crapuleux il se présente comme une victime politique de l’état français qui a envoyé ses tueurs contre lui.....LE DELIRE PARANOÎAQUE ET LA MANIPULATION CONTINUENT !!!!!!!DANGER !!!!!!!!!!!!!!!!!! Fred.
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> La Loi de la Jungle
30 décembre 2003
On peut aussi voir le documentaire : http://nib.free.fr/videoplayer.html
C’est mieux d’avoir le haut débit,
Stéphane
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> La Loi de la Jungle
4 décembre 2005
les liens ne marchent plus... comment faire et ou aller pour visioner le documentaire ?
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> La Loi de la Jungle
13 janvier 2007
voir le lien en haut des commentaires !!
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> La Loi de la Jungle
13 janvier 2007
http://www.dailymotion.com/video/xg051_doc-la-loi-de-la-jungle
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> La Loi de la Jungle
4 juin 2007, par
merci à Yaelle de réagir à la création scandaleuse du parc national le 27 février dernier. J’ ai passé à ce sujet des articles sur les sites de bellaciao et de paris-indymedia.org Puis des articles là aussi sur la composition scandaleuse des membres du conseil d’ administration du parc, avec que 3 indiens Plus que deux = fin mai 2007, Kumalé Pleiké, 28 ans, s’ est suicidé ! Détails sur www.blada.com, page d’ accueil Jodla du 3 juin On est pas nombreux en France à défendre les Indiens = merci Yaelle de me contacter =
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