La loi votée pour faire du lundi de la Pentecôte un jour travaillé mais non payé repose sur le souhait du gouvernement de trouver un source de financement pour assurer la solidarité vis à vis des personnes âgées. N’y en avait-il pas d’autres ?
En matière de gouvernance RAFFARIN est à la confusion
Ce que CONFUCIUS était à la vertu.
Très proche !
Le premier ministre se trouve aujourd’hui, au sujet du lundi de la Pentecôte, confronté à une véritable cabale. Après le drame de la canicule de 2003, que personne ne pouvait imaginer, Monsieur Raffarin a pris soudain conscience du phénomène du vieillissement de la population française et de ses conséquences. Il aurait pu s’en rendre compte en visitant le Sénat, institution dans laquelle bientôt il siègera. Il aurait pu également - gouverner c’est prévoir - prendre connaissance des statistiques qui auraient du l’alerter ? Elles existaient depuis des années mais qui, avant lui, en avait pris connaissance ? Dans l’urgence et pour démontrer toute sa réactivité le premier ministre a demandé à ses hauts fonctionnaires d’imaginer de nouvelles ressources pour financer les mesures indispensables à prendre.
Ces derniers, torturés, ne sachant pas où en trouver ont suggéré qu’une taxe ferait l’affaire.
Passons sur ce qui, dans la loi votée, peut énerver tous ceux qui font démonstration d’un manque d’esprit de solidarité, se considèrent défavorisés, hors des privilèges, victimes d’une discrimination. Tout ce qui en fait, dans la loi pourrait, éventuellement démontrer son iniquité, son atteinte à la démocratie, à la vie associative et au bénévolat. Revenons au seul problème important : le financement à trouver.
Osons faire, au premier ministre, quelques suggestions qui auraient été de nature à éviter les turbulences qu’aujourd’hui il connaît. Il ne lui a sans doute pas échappé que les Français en payant leurs impôts ont le sentiment de contribuer à la nécessaire solidarité vis-à-vis des personnes âgées.
Ils imaginent donc, sont-ils simplistes, qu’une plus grande rigueur dans la gestion du char de l’Etat permettrait, à elle seule, de couvrir les mesures à prendre ? A ce titre le montant de l’augmentation
environ 50 millions d’ euros, accordée par décret- des indemnités des membres des Conseils Econ-miques et Sociaux aurait été une bonne contribution à l’effort de solidarité.
Ils imaginent que pourrait être demandée la restitution les sommes détournées par les partis politiques, et celles dilapidées par les gestionnaires de l’Etat (Crédit Lyonnais...)
Ils imaginent qu’en ayant une action volontariste contre la corruption il serait possible d’économiser 100 mùilliards d’euros.
Ils imaginent que les 35 à 40 milliards d’euros (évaluation de 1997) de la fraude fiscale aurait pu être de nature à abonder au budget ?
Ils imaginent, ils imaginent ... mais ils ne sont pas hauts fonctionnaires sortis de l’ E.N.A. Il faut donc faire preuve de mansuétude à leur égard ...
Certains de ceux qui seront « Soumis au Travail Obligatoire » du lundi de Pentecôte sont angoissés : et si ils tombaient en panne de voiture ce jour-là ? Les garagistes (des artisans) chômeront ce jour-là.
Mieux vaut en rire. Solide hilarité.
Saint - Brieuc le 29 avril 2005
Voir site : www.lesamisdulundi.com
GERARD GAUTIER
Ancien Conseiller Régional de Bretagne
Président Mouvement « BLANC C’EST EXPRIME »
B.P 330 22003 Saint-Brieuc Cedex 1 Téléphone : 02.96.33.50.34
Site : www.blanccestexprime.asso.fr
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