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Réponse à Serge July

Ce matin 30 mai, le rédacteur en chef de "Libération" publie ce texte : http://www.liberation.fr/page.php?A...

Décidément, vous avez viré votre cuti complètement et radicalement ; manifestement, vous n’avez rien compris au vote de dimanche ni à la campagne qui l’a précédé.

Ce n’est pas "la France" qui va plus mal ce matin, c’est la VOTRE, la France des libéraux qui ont réussi pendant 30 ans à nous faire prendre des vessies pour des lanternes, à nous faire croire que la lutte des classes était dépassée, à nous faire croire que le socialisme ce n’est pas moderne, à nous faire croire que la loi de la jungle est une réalité incontournable et surtout inattaquable.

Il ne fallait pas se prononcer "pour ou contre la concurrence", mais sur la question de savoir si cette concurrence doit être le pilier de la société ; et les Français ont dit NON : la société ne PEUT PAS être bâtie sur le dogme intangible de la concurrence.

Pour finir, après la campagne qui a été menée, avec les moyens énormes dont les tenants ont disposé, à commencer par ce qui s’appelle encore "Libération" -mais je ne sais plus pourquoi, parce qu’il n’a plus rien à voir avec le journal que je lisais il y a 30 ans- , après le débat qui a été mené, oser laisser entendre que les Français ont voté NON parce qu’ils se sont laisser berner par des mensonges est une insulte au peuple et vous disqualifie à jamais.

Ph Matet
Millau



P.S. il y a quelques années, j’avais été étonné de voir que les informations concernant les mouvements sociaux étaient passés dans la rubrique "Economie" de Libé : j’ai maintenant compris pourquoi, et je m’en veux d’avoir été aveugle aussi longtemps : la seule chose qui vous importe dans une grève, ce n’est pas ce qu’elle pourrait apporter en terme de dignité des travailleurs, d’amélioratoion des conditions de travail, ce n’est pas ce qu’elle représenrte de souffrances et de joies pour les grévistes ; çà, j’ai compris que pour Serge July, c’est ringard ; non ; ce qui compte, c’est ce qu’elle coûte à l’économie de l’entreprise où elle se déroule ; honte à vous !
Ph Matet, 4 juin 2005