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Un jour férié en moins ?


-  Pour completer toutes les interventions faites ici à propos de cette proposition de RAFFARIN uniquement destinée à nous culpabiliser tout en faisant un cadeau au MEDEF..
-  C’est un e-lecteur qui intervient dans le courrier de la Dépeche du Midi qui m’a donné son autorisation de publier cet excellent article qu’il y avait fait.


-  A nos hommes Politiques de droite, du centre, de gauche et d’ailleurs mais surtout à M. Raffarin chef de « notre » gouvernement et à M. Chirac « notre » Président à 80%. Les jours fériés ont été créés afin d’éviter l’oubli d’événements heureux ou malheureux d’origines sociales, religieuses, guerrières voire politiques.
-  Aujourd’hui, M. Raffarin, de par votre proposition de suppression d’un jour férié, vous demandez au peuple l’oubli de certains de ces épisodes, pour une action de solidarité envers nos personnes âgées... Qu’elle est belle cette proposition de communauté.
-  Elle va juste faire travailler les salariés, ceci pour une solidarité financière. Et comment refuser lorsqu’il s’agit d’être solidaire ? L’humanoïde, en creusant a toujours un bon fond et de cela, très adroitement, vous savez en jouer. Mais bien sûr, vous omettez d’y faire participer nos entreprises en mal de rentabilité...
-  Le Baron a d’ailleurs salué votre suggestion. Aurait-il des intérêts dans cette situation ou aimerait-il tant le 3° ou le 4° âge au point de ne pouvoir cacher son exaltation ? Treize mille cinq cent décès, de personnes d’âge avancé, pour cause de canicule (au 15 août) ne devraient-ils pas plutôt être commémorés afin d’en éviter l’oubli...
-  Plutôt que d’en ôter, ne serait-il pas plus judicieux de créer un nouveau jour férié, cela pour nos aînés, afin d’être auprès d’eux et de les réchauffer... moralement. Ce nouveau jour pourrait être nommé solidarité envers « nos cannés ». Une belle image, mais comment l’interpréter... La journée uniquement consacrée à nos « vieux » pourrait être la solution pour les réinsérer et les préserver de l’oubli « productif » de notre société.

-  Votre façon de penser est seulement pécuniaire et répond totalement à votre idéologie. Afin de financer les « dépendances » de nos aînés, adressez leur plutôt un point de TVA, une petite augmentation de la CSG, un grand relèvement de l’ISF (récemment bien diminué) ou une petite taxe sur les gains de productivité des sociétés, voire les 45% d’augmentation du budget de l’Élysée... Ces diverses mesures auraient l’avantage d’assujettir sur un large éventail, donc d’une façon réellement communautaire.
-  Mais quelle est vraiment votre définition du mot solidarité ? Vous pourriez aussi taxer une journée, au hasard, les transactions boursières et aussi revoir, vous, hauts fonctionnaires politiques, votre très bon système de retraite toujours pas réformé, afin de dégager quelques liquidités. Mais il est vrai que vous n’êtes bien souvent dans votre corporation que des intermittents, nous servant régulièrement un certain spectacle pas toujours bien scintillant, voire des précaires et même des SDF, car des Politiques sur le trottoir, on en voit. Ils font « la manche » mais pas pour de l’argent, juste pour des échéances. Quel désintéressement...
-  On en voit même souvent dans les maisons de retraite et certains, ce jour-là, offrent même une promenade à leurs aînés dans le parc de verdure, vous savez, celui qui se trouve juste à côté du bureau de vote. Ensuite, on leur guide même la main afin de leur éviter toute fatigue cérébrale et musculaire...
-  C’est cela la solidarité électorale. Ou alors, M. le Premier Ministre, pour poinçonner nos beaux livres d’histoire et vous marquer à jamais dans notre humanité, appelez donc ce nouveau jour férié, la journée « Raffarin », où ce jour-là, chaque ministre, député, conseiller général et j’en passe, pourrait juste donner un demi mois de traitement ou autres dons d’indemnités dites « professionnelles ».
-  Quel bel exemple du haut cela serait pour la France que vous avez nommée « du bas ».

-  Pour conclure, on peut toujours rêver (le rêve n’étant pour le moment pas imposé)à une politique qui servirait vraiment l’ensemble d’un peuple et pas uniquement son électorat ! Ou alors, l’ultime solution pour nos vieux, vous qui êtes un adepte de l’ultra libéralisme et pour une petite tonalité de dérision, pour nos anciens, avez- vous pensé à une délocalisation ? ...
-  Pour l’enquête parlementaire, si vraiment cette dernière a lieu, n’accusez pas trop vite le Dieu RÂ. Un fusible a déjà sauté. Au deuxième, le soleil vexé, risquerait de s’éclipser et ce n’est pas dans l’ombre que la lumineuse vérité éclatera. Une chose est sûre, les responsabilités sont multiples.
-  Mais l’Etat doit assumer sa part, ce qui est déjà à moitié effectué vues les tentatives « financières » étudiées...On admet donc, tacitement, par ce biais, une période de carence et donc d’irresponsabilité...
-  A nouveau, on gouverne pour prévoir, et pour s’apercevoir que tout ce qui est vieux peut, un jour, casser... Il serait aussi bon de savoir quelle population a été la plus sévèrement touchée, l’âge moyen des décès ainsi que la moyenne des revenus. Cela nous confirmerait très certainement que les finances et le risque sanitaire sont totalement liés.
-  Revoyez votre copie, M. Raffarin, après avoir consulté un bon dictionnaire qui aura le mérite de vous rappeler la réalité du mot SOLIDARITE.

Thierry Gouet

Michel1955, 14 septembre 2003