encore un article publié dans la dépeche du midi par un autre e-lecteur qui celui la veut rester anonyme.
Je voudrai revenir quelques instants sur le nécessaire renforcement de la solidarité et du soutien envers les personnes agées et de l’utilisation idéologique qui en est faite. Alors que la crise a pris tout le monde de court, il est bien difficile de croire que l’idée de supprimer un jour férié n’était pas déjà dans les tuyaux et que le gouvernement cherchait une bonne excuse pour faire passer cette amère potion. Pourquoi donc ?
Dans l’hypothèse où la suppression d’un jour ferié permettrait de dégager des moyens financiers pour les personnes agées en vertu de la nécessaire et indiscutable solidarité, quelles sont les garanties que nous pouvons avoir que ce surplus de moyens soit effectivement utilisé pour cela, sachant que la pré-affectation de recettes fiscales, car c’est de cela qu’il s’agit, est interdite en droit, et que c’est au parlement qu’il revient de décider où et comment les recettes fiscales doivent être affectées ?
Supprimer un jour férié revient à réduire ipso facto d’autant les salaires des personnes et à créer un nouvel impôt dont l’utilisation reste aléatoire. Dois-je pour cela rappeler l’histoire de la vignette auto ? Invoquer simultanément le recours à la solidarité et la baisse des impôts, sur une partie minime soit dit en passant, relève d’un bien curieux discours :
la solidarité n’est-elle pas l’un des principes même de l’impôt dans notre société démocratique ?
Puisque la solidarité avec les personnes agées doit être nationale, n’est-il pas curieux de transférer cette solidarité sur les seules personnes salariées ?
Pourquoi les revenus financiers ne seraient-ils pas eux aussi taxés ?
Quand au sondage disant qu’une majorité de personnes est favorable à cette idée, pourquoi ne dit-on pas que les personnes directement concernées par cette idée y sont majoritairement opposées ?
Croire qu’une journée d’ouverture supplémentaire de magasins dopera la consommation est une idée simpliste : la consommation sera tout simplement un peu plus lissée car, lorsque les poches sont vides, les dépenses sont nulles. Un peu de pragmatisme permettrait à nos "élites" de s’en rendre compte. Enfin, quid de toute l’activité économique générée par les férias de Pentecôte par exemple ?