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Danger : non-violent, par Léon Maillé
Millau serait-elle en guerre ? Guère plus et on le croira dès que le couvre-feu sera instauré et les blindés positionnés aux points stratégiques. Déjà les intermittents fonctionnaires spécialisés en spectacle de rue ont planté les décors : bus, convois et plantons en grand nombre (un peu trop uniformisés en couleurs), vigiles sur les toits de la sous-préfecture, grilles de la mairie pas toujours ouvertes en journée, souvent entre-fermées, voire carrément fermées quand la peur devient insupportable. Mais vite, avant que la société ne s'écroule, que les psys nous causent, sinon, chez les "officiels", certains, de leur ombre, vont finir par avoir peur. Léon Maillé
Catherine, 11 juillet 2003
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