|
Retour au format normal
Comprendre la marchandisation de l’école
Cela sonne comme un mot d’ordre davantage que comme un constat : les faits plaident davantage pour la conclusion inverse. Mais il ne suffit pas de décréter ce mot d’ordre et de se contenter de rappeler une valeur plus élevée que la valeur marchande : « le savoir n’a pas de prix » etc. Encore faut-il essayer de comprendre le mécanisme de marchandisation scolaire pour pouvoir véritablement y résister. Tout d’abord, c’est sans doute le plus connu, il n’est peut-être pas inutile de rappeler en quoi consiste l’offensive marchande privée dans le secteur de la formation en général. Mais il me semble important de ne pas en rester là : en effet, la marchandisation de l’école ne se réduit pas à une victoire de ce qu’on appelle d’habitude l’enseignement privé. Il est en effet nécessaire de se demander ce que signifie le processus de marchandisation à l’intérieur même de l’enseignement dit public ; c’est alors une logique calquée sur le libéralisme économique qui semble devenir la norme de l’éducation nationale elle-même.
Le contenun de cet article se trouve dans le fichier joint.
Sud Education Haute Provence, 28 juin 2003
|