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Lundi 14 novembre : Rencontre à l’AIC avec Michel Warchavski |
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Michel nous a dressé l’évolution de la situation politique en Israël et dans les territoires occupés ; puis nous avons fait ensemble une partie du tour du grand Jérusalem pour constater de visu cette évolution.
Si la violence physique a quelque peu diminué, elle est remplacée par une implacable violence dans l’espace : nous assistons à la concretisation du plan Sharon ; une systématisation et une cohérence dans la colonisation :
Dans ce cadre le redéploiement unilatéral de Gaza n’est pas un compromis mais un objectif en soi ; Sharon met en place le concept de souveraineté israélienne de la mer au Jourdain (‘notre frontiere est la où on a creusé le dernier sillon’)
Affirmer la présence israélienne partout
Contenir voire réduire la présence palestinienne
Pour Sharon la paix n’est pas un objectif dans les cinquante années à venir. Il ne veut pas de définition de frontiere formelle tant que l’extension n’est pas achevée. Il serait pret à accepter des accords intérimaires à long terme voire « un état provisoire palestinien » mais en aucun cas un accord définitif.
Sharon cherche à établir un territoire aussi juif que possible, il aurait abandonné l’idée de transfert des palestiniens hors d’Israël par pur pragmatisme politique (à la lumiere du conflit des Balkans). Actuellement se développe le concept du « présent absent », ce concept qui existe dans la loi israélienne frappe dejà depuis 1948 400 000 arabes israéliens.
Dans les zones où la population palestinienne est trop importante le mur se construit, et enclave les habitants dans une véritable prison, Sharon serait prêt à negocier un État palestinien dans ces zones, autant de bantoustans dispersés dans le territoire. Les américains ont ratifié cette politique de Sharon en avril 2004 et acceptent le principe d’annexion des colonies (les frontières de 1967 ne sont plus légitimes). L’idée d’Israël est de faire un État d’Israël en contigüité : seuls des ponts et des tunnels contrôlés relieraient ces bantoustans.
Entre Gaza et l’Égypte les israéliens exigent un droit de contrôle. C’est dans cette logique que le retrait de Gaza s’explique (1 500 000 Palestiniens).
Les territoires palestiniens sont ainsi insularisés dans l’état israélien.
La mission 114
Mission 114
Création de l'article : 16 novembre 2005
Dernière mise à jour : 16 novembre 2005
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